Biodiversité cultivée : des champs aux frigos (et vice-versa)

Paysans, jardiniers, chercheurs et sélectionneurs conservent, chacun à leur manière, des semences et parties de plantes susceptibles de se reproduire. Objectif global : disposer de variétés comestibles essentiellement pour nourrir la population (1). Mais que conserver ? Comment ? Et avec quels acteurs ?

Cet article a été publié dans le journal Inf'OGM.
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1, On parlera dans cet article de semences, même si ce récit est valable pour des tubercules, rhizomes, et autres parties variées de plantes qui en permettent leur reproduction.
2, Cet article n’utilise pas l’écriture inclusive, mais ce terme de « paysan », surtout en matière de semences, évoque aussi les paysannes, principales gardiennes de vie et de biodiversité.
3, [1]
4, Rapport sur l’état des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde de la FAO
5, Source : Women : users, preservers and managers of agrobiodiversity.
6, Ancien président d’Inf’OGM
7, Voir en p. 69 de Semences paysannes, plantes de demain, Robert Brac, ECLM, 2014, 226 p.
8, CGIAR financial report 2016.
9, Semences paysannes, plantes de demain, op.cit.
10, Voir Le deuxième rapport sur l’état des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde - compte rendu synthétique. À noter qu’au début des années 70, on comptait moins de 10 banques de gènes qui ne détenaient guère plus d’un demi-million d’échantillons (source : http://www.fao.org/FOCUS/F/96/06/04-f.htm#gcrai).
11, https://www.genebanks.org/genebanks/
12, Échantillons, ressources génétiques, banques de gènes : dans tous les cas, il s’agit de conserver du matériel végétal comprenant un génome. La plus grande partie des échantillons de graines distribués entre 1995 et 2005 (80%) sont allés dans des universités ou des centres des systèmes nationaux de recherche, dans le but de développer de nouvelles variétés (source : La recherche agronomique française pour le développement : enjeux internationaux évaluation des relations entre la recherche agronomique française pour le développement et le groupe consultatif pour la recherche agronomique internationale (GCRAI) - février 2005.
13, [2]
14, "Les ressources génétiques utilisées par l’agriculture constituent-elles un bien public ?", Louafi S., Charrier A., Innovations Agronomiques 29 (2013), 113-123.
15, http://biodiv.mnhn.fr/convention/convention-text-2
16, Hunter D, Heywood V (eds.). 2011. Espèces sauvages apparentées à des plantes cultivées. Manuel de conservation in situ. Bioversity International, Rome, Italie.
17, À noter que si la conservation in situ dépend souvent des ministères de l’environnement, celle « à la ferme » dépend en général des ministères de l’agriculture. Depuis 2012, l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO) a réuni ces deux réseaux pour qu’ils travaillent ensemble (communication de D. Bazile, chercheur au Cirad).
18, Les techniques de stockage in vitro en croissance ralentie sont utilisées en routine pour la conservation à moyen terme de nombreuses espèces, à la fois d’origine tropicale et tempérée, comme la pomme de terre, les Musa, l’igname et le manioc (source : Conservation des ressources génétiques du palmier dattier, Florent Engelmann).
19, [3]
20, Voir Directives d’application volontaire pour la conservation et l’utilisation durable des plantes sauvages apparentées à des espèces cultivées et des végétaux sauvages constituant une source d’aliments, 2017, FAO.
21, L’APA Pas à pas, FRB, 2017
22, Voir notamment Carine Pionetti, Semences et savoirs en Inde, Éditions cultures croisées, 1998.