Un immense merci / Financement participatif : mange-t-on des OGM sans le savoir ?

À tous ceux qui ont participé à notre appel à financement participatif, à tous ceux qui l’ont relayé, à tous ceux qui souhaitent suivre notre projet, à tous : un immense merci !
Grâce à votre soutien, nous avons récolté 12 010 €, soit plus de 120 % de l’objectif. Cette somme va nous permettre de mener à bien l’enquête sur l’étiquetage des OGM dans les produits importés et d’aller plus loin que notre projet initial.

Rappel du projet

L’enquête vise à favoriser la transparence de l’information dans notre alimentation : il existe au sein de l’Union européenne une obligation d’étiquetage des aliments contenant des OGM. Au-dessus de 0,9 % par ingrédient, cette présence doit être indiquée sur l’emballage.
En 2016, Inf’OGM et l’association CLCV Paris (association de consommateurs) ont mené une première enquête. Le résultat était sans appel : certains produits venant des États-Unis, pourtant fortement susceptibles de contenir des OGM transgéniques, étaient commercialisés en France en l’absence de toute information pour le consommateur.
En 2017, alors qu’elle avait été informée des premiers résultats d’Inf’OGM, la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) a mené sa propre enquête et énoncé qu’il n’y avait « aucun manquement à la réglementation pour les denrées importées au sein de l’UE ». Un résultat pour le peu surprenant...

Grâce à la somme récoltée, nous allons pouvoir...

- Vérifier la conformité d’étiquetage d’un certain nombre de produits :
Étiquettes non traduites en français, indications floues sur la présence ou non d’OGM ("peut contenir des OGM", "produit partiellement avec des OGM", ingrédients concernés par la modification génétique non précisés, etc.)... Il existe tout un tas d’étiquettes de produits non conformes à la réglementation, qui ne permettent pas au consommateur de choisir en connaissance de cause ce qu’il met dans son assiette.

- Effectuer au minimum une quinzaine d’analyses
Ces analyses porteront sur 6 à 15 produits en fonction du nombre d’analyses à effectuer par produit. En effet, sur un même produit, plusieurs analyses sont parfois nécessaires (un ingrédient à risque = une analyse distincte).

- Élargir les gammes de produits :
Plusieurs types de produits ont été sélectionnés et déterminés comme "à risque" : des pâtes à tartiner, des soupes, des bonbons, etc.

- Élargir les types de magasins :
Nous allons pouvoir enquêter tant auprès des grandes chaînes de distribution qu’au sein de magasins indépendants.

- Élargir l’enquête à la France entière :
Dans la mesure où nous avons atteint le stade de 12 000 €, nous allons pouvoir nous rendre en région pour collecter des produits dans d’autres magasins que ceux de la région parisienne.

- Publier les résultats de l’enquête avant la fin de l’année 2017
L’appel à financement est désormais terminé, nous lançons donc le travail de recherche et d’enquête. Nous espérons publier les premiers résultats avant l’été 2017, mais certains aspects du projet ne dépendent pas entièrement de nous (délais pour les analyses, vérifications ultérieures, etc.). Nous nous engageons en revanche sur la fin de l’année 2017, au plus tard, pour la publication des résultats.

Grâce à vous tous, nous pouvons exiger une transparence dans notre alimentation. Alors...
Quelles raisons mènent Inf'OGM à lancer une enquête ?