Bestiaire

Un chien GM pour guérir Parkinson ?

Des chercheurs sud-coréens ont annoncé la création d’un chien transgénique fluorescent, nommé Tegon [1]. L’un des responsables précise à Inf’OGM que « le gène qui induit la fluorescence chez ce chien pourrait être substitué à celui responsable de graves maladies chez l’homme ». Cette affirmation est présente dans l’ensemble de la couverture médiatique : pour mieux vendre sa chimère brevetée, il souligne qu’elle pourrait aider à trouver des remèdes à 268 maladies communes aux chiens et aux hommes, tel que Parkinson et Alzheimer. L’argument médical est de plus en plus mobilisé pour justifier ces recherches longues et coûteuses. En effet, il a fallu plus de six ans de recherche et un investissement de trois millions de dollars pour mettre au point ce premier prototype, qui devient fluorescent sous lumière ultraviolette s’il a ingéré au préalable de l’antibiotique doxycycline. Dans cette annonce, on a vraiment du mal à voir où est la nouveauté : il y a en effet bien longtemps qu’on fabrique des animaux fluorescents comme modèle expérimental. Où se situe donc la promesse thérapeutique ?