UE - Impacts sanitaires du maïs Nk603*Mon810 : la chercheuse autrichienne n’a pas dit son dernier mot

Le gouvernement autrichien a déclaré le 19 octobre 2009, lors de la réunion du comité d’experts européens de la chaîne alimentaire et de la santé animale (SCFCAH, [1]) ne plus rien attendre des chercheurs qui avaient rédigé un rapport, à sa demande, sur les impacts sanitaires à long terme du maïs Nk603*Mon810. Si cette annonce peut apparaître comme un désaveu des chercheurs, elle est à relativiser puisque la délégation autrichienne parle surtout des analyses statistiques. Elle précise par ailleurs que le gouvernement autrichien reste sur sa position : un modèle d’études à long terme des impacts sanitaires des PGM est nécessaire ! Contactée par Inf’OGM, le Dr Vélimirov, la scientifique en charge du travail, semble elle moins catégorique que la délégation autrichienne, expliquant que le travail est toujours en cours et devrait même être refait par d’autres équipes si le souhait est d’avoir des données plus fiables.
Concrètement, le rapport publié en 2008 expliquait que, selon les modèles d’études à long terme utilisés, la consommation de ce maïs par des souris pouvait entraîner une diminution de la fertilité des femelles, notamment à partir de la quatrième génération, des différences significatives du poids des reins ainsi que des différences dans les noyaux des hépatocytes et des cellules de pancréas et de la rate AUTRICHE - Etude gouvernementale sur les impacts du maïs NK603*Mon810. Après analyse du rapport, l’Autorité européenne de Sécurité des Aliments (AESA) – ainsi que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (Afssa) - avait conclu que des données plus détaillées étaient nécessaires pour interpréter les résultats, constatant des erreurs de calcul et autres déficiences. Le Dr Vélimirov, l’une des auteurs de l’étude, reconnaissait à l’époque que d’autres données devaient encore être collectées pour confirmer ou infirmer les premiers résultats expérimentaux [2].