THAILANDE – Raies transgéniques : des fantômes dans la nature

Le 12 août, le PDG de l’entreprise RayFish Footwear qui prétendait avoir réussi à produire des chaussures en peau de raie transgénique [1] a trouvé une parade pour ne pas avoir à se justifier, tout en maintenant son mensonge. En effet, selon lui, des militants de la cause animale auraient tout simplement détruit ses laboratoires pour protester contre ses expériences [2]... Il fallait y penser. Ce nouveau stratagème lui permet de dénigrer les militants en les accusant « d’irresponsables » car ils auraient libéré les raies transgéniques dans l’océan... tout en lui donnant une bonne raison de ne pas avoir à présenter à des enquêteurs un peu trop scrupuleux ses « fameuses » raies transgéniques. Il précise que du fait de cette « libération », les raies GM sont désormais « libres de se faire dévorer par des prédateurs, libres de se croiser avec les populations sauvages ». Il souhaite donc que ces militants soient traduits devant la justice... Vient ensuite la minute « larme à l’œil » : « Je les comprends, ces gens sont des humains comme moi concernés par la vie des autres espèces, et comme moi, ils croient que nous vivons sur Terre en relation avec les autres animaux ». Et d’ajouter : « Il s’agit aussi d’une tragédie personnelle ». Il continue sur un ton culpabilisant, expliquant que les relations entre l’homme et les animaux sont complexes, que la domestication est ancienne, etc. Au final, il tente de démontrer qu’en détruisant ces raies GM, les militants ont joué contre leurs idéaux. Il conclut alors qu’il ne faut pas abandonner la recherche sur les biotechnologies, que c’est une alternative prometteuse. Au final, cette soit-disant action de libération arrange bien l’entreprise : plus de trace... plus de vérification possible.

Informations pratiques

du lundi 1er octobre 2012 à partir de 18H34 au 0000 jusqu'à 00H00
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