Réactions suite au fauchage d’une parcelle de colza en Ariège

Pour la CGT-INRA, cette action, alors "que les recherches menées allaient dans le sens d’une meilleure compréhension [...] des effets possibles des cultures transgéniques sur l’environnement", est un acte de "vandalisme". Cependant, pour que la recherche puisse répondre à l’inquiétude des citoyens, la CGT rappelle qu’une "condition impérative est celle de l’indépendance de la recherche publique, tant en termes de statuts de ses personnels qu’en termes financiers, garantissant la prise en compte des intérêts de toute la population et non ceux d’une minorité intéressée par les profits liés à l’agro-alimentaire. Or, on doit constater que c’est la voie inverse qui tend à être imposée aujourd’hui par le gouvernement". Ainsi, ce communiqué conclut que si "l’obscurantisme qui conduit à détruire des recherches est condamnable, (...) le terreau qui lui permet de se développer l’est tout autant !".(1)
Pour la CFDT, “c’est le type même d’expérimentations indispensables, après une première phase d’essais en serre, pour étayer le principe de précaution concernant les OGM et l’environnement. Ce ne sont pas les OGM qui sont visés, c’est le principe même de l’acquisition de connaissances objectives. [...] Compte tenu des enjeux alimentaires pour les pays en difficulté, la CFDT se refuse à condamner dans l’absolu l’utilisation des OGM sans ces éléments de connaissance”. (2)

1) Communiqué de la CGT-INRA, 21 avril 2000.
2) Communiqué de presse CFDT-INRA, 20 avril 2000