OGM : la fracture moléculaire dénoncée par la FAO

La FAO met en garde contre la « fracture moléculaire » nord-sud. « Les promesses et le potentiel de la biotechnologie ne sont pas équitablement répartis entre les pays développés et les pays en développement », souligne Louise Fresco, Sous-Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). L. Fresco note que « l’écart se creuse entre les agriculteurs riches et pauvres, entre les priorités et les besoins de la recherche, et entre le développement et le transfert des biotechnologies. […] Il n’y a pour le moment pas d’investissement réel dans aucune des cinq cultures les plus importantes des zones tropicales semi-arides - le sorgho, le millet, le pois cajan, le pois chiche et l’arachide ». « Aujourd’hui, 85 pour cent des plantations transgéniques dans le monde sont constituées de soja résistant aux herbicides, de maïs résistant aux insectes et de variétés de coton génétiquement améliorées. Le choix des meilleures options pour s’attaquer aux problèmes spécifiques de production des pays en développement devrait être basé sur des considérations économiques, techniques, sociales, commerciales et de sécurité.[…] » ajoute Louise Fresco qui lance un appel pour renverser la tendance à la baisse du financement public à la recherche, et pour créer des incitations afin d’exploiter les partenariats entre le secteur public et le secteur privé.

Communiqué de presse, 18 février 2003
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Communiqué de presse du la FAO