Nations unies - OGM et pays en développement

Une analyse menée entre avril 2001 et janvier 2002 et publiée par l’Institut des Nouvelles Technologies de l’Université des Nations Unies montre que les OGM ne peuvent être utiles aux pays en voie de développement que s’ils participent de l’augmentation des rendements. Or, seulement un quart des expérimentations aux Etats-Unis et 12,5% dans l’Union Européenne s’intéressent aux rendements, les autres essais étant tournés vers la tolérance aux herbicides. L’Institut demande que la recherche publique adapte les OGM aux problématiques du Sud, notamment en élaborant des variétés résistantes au stress hydrique et adaptées à des climats tropicaux. L’Institut dénonce aussi la concentration de la recherche dans les mains de 3 firmes et sur quelques plantes : Monsanto, Pioneer et AgrEvo regroupent 48% des essais américains et 26% des essais européens. Le maïs, la pomme de terre et le soja, quant à eux, représentent plus de 64% des essais américains et le maïs, la betterave à sucre et le colza représentent 67% des essais européens.

Communiqué de presse du 16 avril 2002