Monsanto se réjouit de sa santé financière

416 millions d’euros, c’est le bénéfice de Monsanto sur la période de septembre à novembre 2008, soit le double qu’un an auparavant sur la même période [1]. Selon l’entreprise, ces résultats concernent des ventes qui ont atteint 1,95 milliards d’euros, dont 824 millions sur les semences et un milliard sur les herbicides, et plus particulièrement des records de vente en Amérique du Sud. Ces données sont dans la lignée de celles du dernier trimestre 2007 qui présentaient déjà de fortes hausses [2]. Parmi les raisons apportées par Brett Bergmann, vice-président exécutif de Monsanto [3], se trouve notamment l’augmentation de la demande mondiale en céréales. Notons que cette situation est principalement due au développement des surfaces agricoles allouées aux agrocarburants notamment en Amérique du sud, et donc, de la concurrence entre cultures alimentaires et cultures d’agrocarburants, qui a permis une augmentation des prix de vente pratiqués par Monsanto [4]. Pour l’avenir, Brett Bergmann apporte également des précisions sur la politique de Monsanto : les Etats-Unis et l’Amérique du sud devraient rester des zones où l’entreprise enregistre des bénéfices et il confirme que la Chine, l’Inde, l’Afrique du sud et l’Europe sont des zones stratégiques pour l’entreprise. Pour l’Europe plus précisément, Monsanto devrait notamment s’intéresser au marché des plantes potagères avec des acquisitions d’entreprises semencières de légumes. Déjà largement majoritaire sur le marché des PGM, l’entreprise semble donc vouloir renforcer ses positions notamment en commercialisant des PGM disposant de plus en plus de transgènes. Des développements qui se feront donc encore contre la volonté des consommateurs.