« Le blé GM, c’est toujours NON ! »

Dans Inf’OGM ACTU n°21, juin 2009 [1], nous évoquions le communiqué du 14 mai 2009 de plusieurs entreprises de biotechnologies voulant obtenir une autorisation de commercialisation pour un blé GM. Actuellement, le blé GM n’est commercialisé nulle part dans le monde. Une première tentative de voir ce blé GM autorisé avait déjà été menée en 2004 par Monsanto. Face à cette nouvelle offensive, de nombreuses organisations d’agriculteurs ou de la société civile (Canada, Etats-unis, Australie) ont publié une déclaration commune [2] – qui reprend point par point celle publiée par les entreprises agro-chimiques - qu’ils soumettent à signature [3]. Cette coalition propose aussi une cyber-action [4].
La coalition reproche au blé GM plusieurs choses : 1) le blé constitue une culture vivrière essentielle pour une partie de la planète ; 2) « Le génie génétique, en brevetant le vivant, contribue à menacer la sécurité alimentaire de la planète » ; 3) les autres plantes GM n’ont pas amélioré les rendements ni n’ont réduit l’usage des pesticides ; 4) le savoir-faire des agriculteurs et les méthodes classiques et traditionnelles d’amélioration des variétés sont plus aptes à adapter cette culture aux contextes locaux que la transgénèse ; 5) « la commission canadienne du blé indique que le marché s’oppose très largement au blé GM » ; et 6) « l’introduction de brevet sur le blé va anéantir les recherches d’amélioration des variétés de blé et détruire les méthodes de travail des agriculteurs qui peuvent garder leurs semences d’une année sur l’autre ».

[4l’envoi d’un courriel au ministre de l’agriculture Gerry Ritz pour refuser le Blé OGM.
http://rcab.ca/Resources/Topics/GE-...