KENYA – Une loi controversée toujours en attente

Alors que la loi kenyane sur la biosécurité est sur le point d’être adoptée [1], la contestation prend de l’ampleur. Ainsi, le projet de loi – dont l’élaboration initiale remonte à 2005 - a été déposé au Parlement le 16 octobre, mais devant les manifestations, la pétition élaborée par la Coalition kenyane pour la biodiversité (composée de plus de 40 ONG) [2] et autres protestations publiques, le Parlement a repoussé sa décision. Or, pour des raisons de politique interne, le Président de la République kenyane a dissout le Parlement le 22 octobre. Le projet de loi ne sera donc pas débattu avant 2008. Pour les militants, ce laps de temps va permettre d’accentuer la pression pour modifier l’esprit de ce texte. La Coalition dénonce, entre autres, les atteintes potentielles à l’écosystème par les OGM et la dépendance aux entreprises multinationales que cette technologie implique. Et elle exige notamment que l’étiquetage des importations, commerciales ou à but "humanitaire", soit obligatoire et que le débat public ait enfin lieu.
Plus récemment, le ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles, M. David Mwiraria, s’est désolidarisé de l’équipe gouvernementale et, lors d’un séminaire scientifique, a ouvertement critiqué le projet de loi sur la biosécurité. Il a aussi affirmé que l’Autorité nationale en charge des problèmes environnementaux n’avait pas les capacités pour prendre des décisions qui concernent la culture ou la commercialisation des OGM.
Au niveau international, circule une lettre ouverte au gouvernement kenyan pour demander de ne pas adopter ce projet de loi, considéré par les ONG comme trop permissif [3].

[1Projet de loi : http://udongo.org/petition-page/dra...
Le point de vue de l’ISAAA sur ce projet de loi
http://www.isaaa.org/kc/cropbiotech...

[3Les signatures de l’appel sont à envoyer à gpagano chez fwwatch.org