KENYA - Le Prix Nobel de la Paix contre le brevetage du vivant

Pour la première fois une femme africaine a été nommée lauréate du Prix Nobel de la Paix : Mme Wangari Mathai, ministre adjointe à l’environnement. Militante écologiste, coordinatrice du Green Belt Movement, elle dénonçait, dans un texte publié en 1998, les brevets sur le vivant et la stratégie des firmes pour s’accaparer des ressources génétiques du sud. En 2003, elle exhortait les agriculteurs africains “à planter leurs propres semences, pour éviter davantage d’appauvrissement”. Enfin, récemment, dans une allocution télévisée, elle appelait les “pays en voie de développement” à se doter d’une capacité de recherche en biotechnologie. Cette déclaration a été reprise sur le site du Kenyan Biotechnology Information Center (affilié à l’ISAAA), puis sur de nombreux autres sites favorables aux OGM sans mentionner le contexte et en stipulant, par ailleurs, que les OGM serviraient à “réduire la famine dans le monde”. Or, dans le texte évoqué plus haut, Wangari Mathai développait un argumentaire contre l’idée que les OGM puissent aider à lutter contre la famine. Le fait de traiter ces deux aspects dans un seul article participe de l’amalgame.

http://www.blauen-institut.ch/Pg/pM...
http://www.isaaa.org/kc/CBTNews/200...