JAPON - Emergence du mouvement « no-GMO » -

En 1998, un an après la décision d’autoriser l’importation et la production d’OGM, Kamibayashi Hiroko, journaliste indépendante spécialisée en environnement, santé et agriculture, accompagnée de quelques agriculteurs biologiques, est entrée en campagne contre cette décision. Constitués en Réseau d’associations japonaises, ils écrivirent une charte contre les OGM et l’importation de semences génétiquement modifiées, intitulée “Our Seed Declaration”. Réclamant la création d’un label pour les produits sans OGM et pour les variétés locales et traditionnelles, cette charte permet d’identifier les agriculteurs engagés dans le maintien des variétés indigènes. Outre le combat politique, ce réseau a alors mis en place des cultures de soja collectives (une cinquantaine de sites de production et de transformation, financés par des particuliers) qui permirent de financer la campagne “no-GMO”. Le mouvement se retrouve une fois par an en réunion ouverte au public (la dernière a eu lieu en février 2002 à Tokyo) : des conférences sont organisées, des articles publiés et des
contrats négociés avec certains magasins qui s’engagent à vendre des produits sans OGM. En parallèle, Kamibayashi Hiroko a participé à la création d’un organisme de recherche sur les OGM. Ce dernier dévoila par exemple que 40 % du maïs vendu au Japon était transgénique. Ce mouvement “no-GMO” a déjà permis de mettre en place une législation pour trente produits labellisés.

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d’après une fiche DPH, réalisée par V. Deroche (DPH)