FRANCE - Destruction de PGM en Auvergne

Des faucheurs ont détruit deux parcelles de maïs dans la nuit du 29 au 30 juin. L’une d’elles, située sur la commune de Malintrat (63), était un essai de maïs GM conduit par Biogemma, destiné à valider l’efficacité d’un gène issu du sorgho pour conférer au maïs des aptitudes à mieux utiliser l’eau. Sur l’autre parcelle, s’effectuait un essai “ précocité de floraison ” destiné à valider le rôle de gènes du maïs dans le déterminisme de sa floraison. Le fauchage n’a pas été revendiqué.
Daniel Chéron, directeur général du semencier Limagrain, dont Biogemma est une filiale, a précisé qu’ils envisageaient d’arrêter les recherches en France. Il précise aussi que Limagrain est “ le dernier acteur privé avec Biogemma à faire de la recherche en biotechnologies végétales dans l’hexagone ” et l’une des dernières entreprises européennes (avec KWS) à mener des recherches sur les céréales, alors que Bayer ou Syngenta ont exporté leurs recherches hors du territoire européen. Cependant, actuellement, déjà 40% du personnel de Limagrain sont basés à l’étranger.
Au niveau international, Limagrain développe de nombreuses alliances [1], comme dans les pays de l’Europe de l’Est, en Inde (avec Avesthagen) et en Chine [2]. Aux Etats-Unis, Biogemma est impliqué dans une centaine d’essais en champ. Enfin, à noter que Limagrain est, depuis 2001, actionnaire de référence de Keygene, acteur mondial dans le domaine des biotechnologies végétales appliquées aux semences potagères.

[2Création d’une joint-venture avec l’Académie des Sciences Agricoles du Shanxi (77,5% Limagrain, 22,5% ASAS à travers sa filiale Tengda) qui regroupe des programmes de R&D en blé tendre et en maïs