Empêcher la fécondation en modifiant certaines protéines du pollen

Des chercheurs de l’Université du Missouri ont déterminé les protéines qui servent aux plantes à identifier le pollen qu’elles reçoivent et à l’utiliser ou non [1]. Deux protéines sont présentes sur les pistils des plantes et trois sont présentes sur le pollen. Selon les interactions qui s’établissent entre ces protéines, le pollen va être ou non conduit vers les ovaires de la plante femelle. Sur base de ces résultats, les chercheurs envisagent déjà que ce mécanisme pourra être utilisé pour contrôler la dissémination du pollen des plantes transgéniques. L’idée serait de modifier l’expression des protéines à la surface du pollen afin que seules celles provoquant un refus du pollen soient présentes. Une stérilisation des plantes indirecte en somme. Les travaux en ce sens n’ont pas encore commencé.