ETATS-UNIS - Position sur l’étiquetage

Dan Glickman, ministre de l’agriculture américain, a réaffirmé sa demande d’ouverture du marché européen aux OGM. Cependant, s’il n’exclut pas des mesures de rétorsion, notamment douanières, il a demandé aux groupes agro-industriels américains de procéder volontairement à l’étiquetage. Il a en outre reconnu qu’il fallait réaliser des études d’impacts à long terme sur l’environnement et la santé. D’ailleurs, le Washington Post (15/8/99) nous apprend que les Américains remettent en cause la base de la politique sur les OGM qui consiste à dire qu’un OGM ne nécessite pas d’étude particulière puisqu’il est “substantiellement équivalent” à un organisme traditionnel. Le New York Time rappelle que la Food and Drug Administration ne réclame qu’une déclaration formelle des producteurs d’OGM assurant que leurs produits sont sains. De plus, cet article rappelle que l’opposition aux OGM se développe aux Etats-Unis (allant jusqu’à des destructions de champs) et que plus de 90% des Américains sont favorables à un étiquetage explicite. Enfin, dans son journal Consumer Report, l’association Consumer Union demande clairement l’étiquetage.

D’après l’Ambassade de France à Washington, le 15 juillet 1999