ETATS-UNIS – Les zones refuges largement sous respectées

Selon le rapport du Centre pour la Science et l’Intérêt Public (Center of Science in the Public Interest, CSPI), un cultivateur étatsunien de maïs GM sur quatre ne respecte pas une des exigences liées à la gestion de la résistance aux insectes, à savoir la mise en place de zones refuges qui doivent être ensemencées avec des variétés de maïs non-Bt (cela afin d’atténuer le développement de la résistance au Bt) [1]. Le rapport du CSPI se base sur des données de l’Agence de Protection de l’Environnement. La taille ou la distance des zones refuges dépendent de la localisation des cultures, des insectes ciblés par la modification génétique. Le rapport montre que depuis 2005 le respect de ces mesures va décroissant. De 90% entre 2003 et 2005, il n’a fait que baisser pour atteindre en 2008 environ 75%.

Agriculteurs qui se sont conformés aux dimensions requises pour les zones refuges Agricultueurs qui se sont conformés aux distances de séparation requises entre les champs GM et les zones refuges
Cultures Bt protégées contre la pyrale du maïs 78% 88%
Cultures Bt protégées contre la chrysomèle 74% 63%
Cultures Bt protégées contre ces deux insectes 72% 66%


En 2008, 57% de la superficie ensemencée en maïs aux Etats-Unis comportait des variétés transgéniques Bt, selon le CSPI. Le CSPI a adressé une lettre à l’EPA proposant un certain nombre de changements dans la réglementation. Il a déclaré que l’EPA ne devrait pas réenregistrer des variétés existantes de maïs Bt tant que les entreprises n’auraient pas fait preuve de niveaux de conformité plus élevés. Toutefois, a soutenu le CSPI, au cas où l’EPA choisirait de réenregistrer ces variétés, les entreprises de biotechnologie devraient être assujetties à des amendes sévères ou à des restrictions sur la vente de semences si les taux de non-conformité restaient élevés.

[1Télécharger le rapport du CSPI :
http://cspinet.org/new/pdf/complace...