ETATS-UNIS - Blé transgénique

Le 5 février 2006, les participants du comité états-unien des Entreprises de Biotechnologie, ont, pour la première fois, parlé d’une seule voix pour demander la commercialisation du blé transgénique [1]. Cette réunion rassemblait l’Association Nationale des Cultivateurs de Blé (NAWG), l’organisation de développement de marchés qui représente le secteur du blé américain (USW) et le Comité pour l’Education et le Commerce d’Exportation du Blé (WETEC). Auparavant, l’USW se montrait réfractaire à la commercialisation d’un tel blé du fait des faibles opportunités d’exportation. V. Peterson, de l’USW, a affirmé que cet organisme travaillerait désormais à réduire la résistance à l’adoption du blé transgénique dans le monde en décourageant les acheteurs à maintenir une politique de tolérance zéro sur la présence accidentelle de blé transgénique dans les cargaisons de blé non transgénique. L’USW exposera aux acheteurs le fait que s’ils n’adoptent pas une politique raisonnable, toute livraison sera stoppée de la part des Etats-Unis. L’arrivée du blé transgénique résistant au fusarium (champignon) de Syngenta dans les canaux d’autorisations semble avoir provoqué ce changement d’attitude. Par le passé, seul le blé transgénique de Monsanto, tolérant l’herbicide Roundup, était proche de la commercialisation. Or, les entreprises alimentaires, sans intérêt direct dans cette technologie, le refusaient. Le blé de Syngenta les intéresse plus directement car au fusarium est liée la présence de toxines interdites dans l’alimentation. Selon V. Peterson, “il est beaucoup plus facile de vendre quelque chose que l’on peut présenter comme plus sain qu’avec le blé tolérant le Roundup”. L’Australie, l’Egypte, la Chine et l’Inde ont également des projets de blé transgénique en cours.