De plus grosses récoltes avec l’agriculture durable

Une équipe internationale de scientifiques de l’Université d’Essex (Royaume-Uni), l’Institut International de Gestion de l’Eau (Sri Lanka), l’Université de Kasetsart (Thaïlande), le Centre International d’Amélioration du Maïs et du Blé (Mexique) et l’Académie chinoise des Sciences vient de publier les résultats [1] d’une analyse de projets d’agriculture durable. Portant sur 286 projets qui sont conduits dans 57 pays depuis la première moitié des années 90, les techniques utilisées étaient entre autres : gestion contrôlée de l’utilisation de pesticides (herbicides et insecticides) visant à limiter leur utilisation, gestion contrôlée des intrants en limitant l’érosion pour favoriser l’utilisation des éléments azotés déjà présents dans la ferme, un labourage minimum ou pas de labourage, l’incorporation des arbres environnants dans la gestion du milieu, des pratiques d’aquaculture comme la présence de poissons dans les rizières pour augmenter le taux de protéines, l’intégration d’animaux dans les fermes et une gestion raisonnée de l’irrigation. La surface agricole impliquée est de 37 millions d’hectares et concerne 12,6 millions d’agriculteurs. Selon les auteurs de l’étude, ces pratiques agricoles ont eu pour conséquence d’augmenter la productivité d’environ 79% et de gérer plus efficacement les ressources en eau pour l’agriculture pluviale. 77% des projets ont observé une diminution de 71% de l’utilisation de pesticides (herbicides et insecticides) alors même que les rendements augmentaient de 42%. Aucun projet n’utilisait de PGM.

[1“Resource-Conserving Agriculture Increases Yields in Developing Countries”, J. I. L. Morison et al., Environ. Sci. Technol., 2006, 40 (4), 1114 -1119