Coopération Nord-Sud en biotechnologies : les secteurs public et privés mettent de gros moyens

L’entreprise BASF a signé un accord de coopération avec l’Institut national de Sciences Biologiques (NIBS) en Chine [1]. Cet accord a pour objectif la mise en place de projets communs visant à accroître les rendements de plantes comme le maïs, le soja et le riz, par le biais de biotechnologies. Ainsi, NIBS devrait continuer à travailler sur les familles de gènes déjà identifiés et impliqués dans les rendements végétaux, avant qu’elles ne soient intégrées aux programmes de recherche et développement de BASF. Et BASF aura le droit de commercialiser les PGM issues de ces recherches hors de la Chine, alors que le NIBS les commercialisera en Chine. Les détails financiers de l’accord n’ont pas été révélés. En octobre 2007, BASF signait un accord similaire avec le Centre de Génomique Fonctionnelle des Plantes de Corée du Sud.
Par ailleurs, en Amérique du Sud, l’Union européenne a officialisé un soutien financier au développement des biotechnologies [2] en signant un accord avec les pays membres du Mercosur (Marché Commun du Sud). Cet accord institue le programme Biotecsur [3] qui ambitionne de promouvoir le développement et l’exploitation des biotechnologies agricoles dans quatre domaines considérés comme prioritaires : oléagineux, forestier, aviaire et ovin. Le programme Biotecsur sera une plate-forme, un lieu de discussions et de travail entre acteurs gouvernementaux, académiques et privés. Il sera doté d’un budget total de 7,3 millions d’euro, majoritairement alimenté par l’Union européenne. Les activités qui seront mises en oeuvre au sein de ce programme concerneront une coordination du transfert de technologies, l’élaboration d’instruments de promotion de ces technologies en Amérique du Sud et la formation de personnel, le tout sous la coordination générale du Ministère argentin de la Science, la Technique et l’Innovation productive. Des réunions entre représentants des pays du Mercosur et de l’Union européenne auront lieu jusqu’en mai afin d’identifier les besoins des pays du Mercosur et déboucheront sur un appel à projet. Un jury composé d’experts et de politiques sélectionnera en septembre quatre projets qui seront chacun dotés d’une subvention d’un million d’euro [4].