AUTRICHE - L’étude sur le maïs NK603*Mon810 critiquée par l’AESA

L’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA) a rendu son avis sur l’étude autrichienne des Dr. Alberta Velimirov, Claudia Binter et Jürgen Zentek, qui montrait que la consommation de maïs transgénique NK603*Mon810 par des souris induisait des effets négatifs à long terme (diminution de la fertilité des femelles notamment à partir de la quatrième génération, des souriceaux de cette génération plus petits également...) [1]. Ce maïs étant actuellement autorisé à la consommation dans l’UE, l’opinion de l’AESA sur cette étude pouvait, potentiellement, remettre en cause les autorisations existantes ou en cours.
Le 4 décembre 2008, l’AESA a conclu que cette étude ne fournissait pas de nouvelles évidences remettant en cause son avis précédent [2]. Pour l’AESA, des erreurs de calcul, des incertitudes, des déficiences dans la méthode utilisée pour les analyses statistiques ainsi que l’absence de certaines informations sur les lots témoins l’amènent à considérer que des données plus détaillées sont nécessaires pour mieux interpréter les résultats. Cet avis est intervenu sans que l’AESA ait consulté les auteurs de l’article. Consultée par Inf’OGM, la Dr A. Velimirov reconnaît que certains points nécessitent effectivement réévaluation mais plus globalement, la scientifique souligne qu’il s’agit d’une première étude du genre et qu’elle est donc destinée à être répétée à nouveau pour confirmer ou non les résultats. Pour elle, l’étude est suffisamment solide pour qu’elle envisage de publier ses résultats dans une revue à comité de relecture.