AFRIQUE - Le PNUE croit partiellement aux OGM

Le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) a publié un rapport, le 27 juin 2006 - L’Avenir de l’environnement en Afrique [1] - dans lequel il note que plus de 70% des Africains dépendent des ressources naturelles. Ainsi, le rapport estime que “la pauvreté pourrait disparaître à jamais du continent africain, si les richesses en ressources naturelles de la région étaient exploitées de manière efficace, équitable et durable”. Le PNUE évoque les OGM comme “le troisième problème émergeant” et souligne que cette technologie pourrait aider à combattre la famine, mais qu’il y a lieu de s’inquiéter du fait qu’elle est perçue comme une “solution magique”, détournant l’attention des causes réelles de la faim, comme la pauvreté, le problème d’accès à des terres agricoles et la mauvaise gestion environnementale. Autrement dit, la faim n’est pas qu’une question de production, mais aussi de distribution et d’accès au marché. Et le PNUE de citer le Rapport Brundtland (1987), qui précisait déjà qu’augmenter la production alimentaire ne résoudra pas seul la faim dans le monde. Le PNUE souligne aussi que les accords de licence liés aux OGM poussent les agriculteurs vers la monoculture, ce qui contribue à la réduction des variétés cultivées pour l’auto-consommation. L’autre préoccupation du PNUE est liée au manque tant de structures d’évaluation des risques que de réglementation concernant les OGM. Un projet de renforcement des capacités de plusieurs millions de dollars, entrepris par le PNUE et financé par le Fonds pour l’environnement mondial, vise à combler ces lacunes réglementaires, projet par ailleurs critiqué par les ONG.

Informations pratiques

du mardi 27 juin 2006 à partir de 17H46 au 0000 jusqu'à 00H00
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