AFRIQUE - La mobilisation augmente

En Afrique de l’Ouest, des associations se mobilisent pour dénoncer les PGM. 
Ainsi, au Niger [1], la Coalition Equité/Qualité contre la vie chère au Niger, en partenariat avec Swissaid, a initié les premières journées de réflexion sur les OGM. Les participants ont adopté une résolution qui marque à la fois leur engagement à créer des espaces d’échanges sur les OGM et à lancer un réseau de lutte contre l’introduction et la commercialisation des PGM. Ils ont notamment demandé au gouvernement de créer et de renforcer les capacités humaines et techniques des laboratoires au Niger pour un meilleur contrôle des OGM. 
Au Burkina Faso [2], le Syndicat national des travailleurs de l’agro-pastoral (SYNTAP) dénonce le choix du gouvernement de cultiver des PGM et considère qu’il “s’est engagé dans une aventure suicidaire pour les paysans”. Pour le syndicat, les PGM menacent directement l’activité agropastorale, du fait notamment des droits de propriété intellectuelle et du coût des semences GM. Pour manifester son mécontentement, ce syndicat a organisé un sit-in, le 1er mai.
Par ailleurs, la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain [3], issue des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, s’est réunie au Togo afin de finaliser le contenu d’une formation pédagogique sur les OGM. Cette Coalition s’emploie à amener les décideurs à voter des lois en vue de prendre des mesures qui protègent le patrimoine génétique africain.