Lettre ouverte à l’INRA

En publiant dans le journal Libération du 23 septembre 2002 une tribune intitulée « Oui aux OGM aux champs », la direction de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) a donné une dimension nouvelle au débat sur les OGM. En effet, la prise de position de la direction d’une institution scientifique publique est radicalement différente de l’opinion émise par un chercheur.

« Opinion grossièrement manipulée », Lettre à l’INRA ( 63.5 ko)

Désormais, l’Inra n’est plus un lieu d’expertise neutre mais un acteur engagé. Ceci pose le problème de fond de l’existence d’une recherche au service du bien public.

Mais le plus grave c’est que l’argumentaire de la direction de l’Inra contient de nombreuses contrevérités. Car le message de base - les essais sont nécessaires et légitimes - n’est soutenu que par un argument d’autorité fondé sur le poids institutionnel de l’Inra et non sur une démonstration s’appuyant sur des faits et des arguments de fond. Et pour cause, depuis maintenant dix ans, comme nous le verrons, les raisons de se montrer très réservé à l’égard des OGM n’ont pas cessé de s’accumuler !

L’objet de ce présent fascicule est donc d’opposer aux arguments d’autorité les éléments récents survenus dans le champ du réel et d’opposer des faits aux effets de manche.

Nous reproduisons dans un premier temps l’article en question, puis les réponses factuelles que l’on peut y apporter.

Dans une deuxième partie, nous nous interrogerons sur les raisons qui peuvent pousser la direction de l’Inra à adopter une position si risquée et si peu fondée. Ce sera pour nous l’occasion de montrer la recherche telle qu’elle va et non telle qu’elle prétend aller.

Dans une troisième partie, en se basant sur les expériences passées, nous faisons des propositions concrètes pour que la recherche entre en démocratie et renonce aux arguments d’autorité.


Logo réalisé par Eric Viard du site : http://www.eco-bio.info
Edition Inf’OGM, octobre 2002, 32 pages.