Équateur : un juge ordonne la destruction de soja transgénique

Après avoir constaté l’existence de cultures illégales de soja transgénique tolérant le glyphosate dans la province de Los Ríos, un juge a ordonné le 15 janvier 2019 leur destruction. L’interdiction de la culture des OGM est inscrite dans la Constitution.

Depuis 2008, la Constitution de l’Équateur interdit les cultures transgéniques [1] [2].

Mais, suite à des prélèvements, des organisations paysannes et écologistes (dont Acción ecológica) avaient révélé dans la province de Los Ríos, dès 2015, la présence de soja transgénique. Le bureau du défenseur du Peuple a confirmé leurs résultats avec ses propres analyses.

Saisi de cette affaire, le juge constitutionnel au Civil du canton de Quevedo a ordonné de « brûler, éliminer et saisir toutes les cultures transgéniques trouvées ; réaliser un contrôle constant durant les semis ; lancer des formations par le ministère de l’Agriculture pour ses fonctionnaires et les paysans sur les dangers des cultures transgéniques ; et que le ministère de l’Agriculture rajoute sur sa page web ‘l’Équateur libre de plantes transgéniques’ » [3].

[2La Constitution équatorienne interdit-elle les OGM ou les plantes transgéniques ? L’article 401 est ainsi rédigé « L’Équateur est déclaré exempt de cultures et de semences transgéniques. Exceptionnellement et uniquement en cas d’intérêt national dûment fondé par la Présidence de la République et approuvé par l’Assemblée nationale, les semences et les cultures génétiquement modifiées peuvent être introduites. L’État réglementera, dans le cadre de réglementations strictes en matière de biosécurité, l’utilisation et le développement de la biotechnologie moderne et de ses produits, ainsi que son expérimentation, son utilisation et sa commercialisation. L’application de biotechnologies à risque ou expérimentales est interdite ». https://www.asambleanacional.gob.ec/sites/default/files/documents/old/constitucion_de_bolsillo.pdf