BELGIQUE - La lutte contre les peupliers OGM continue

Dimanche 20 novembre, une vingtaine de membres du Field Liberation Movement ont dénoncé un essai en champ de peupliers transgéniques, réalisé par l’Institut flamand de biotechnologie (VIB), à Wetteren en Belgique [1]. L’action a consisté à placarder sur le grillage de la parcelle concernée « un permis d’abattage » adressé à Madame la ministre flamande de l’Environnement, Joke Schauvliege [2]. Comme ils le précisent dans leur communiqué de presse [3], les militants entendaient dénoncer les « fausses solutions climatiques ». Ils ajoutent : « récemment, la ministre a créé une polémique en déclarant : « un arbre a toujours eu pour fonction d’être coupé » [4]. Dès lors, les militant.e.s ont décidé de la prendre au mot en la sommant d’abattre les arbres génétiquement modifiés du VIB. Le message central qu’ils veulent faire passer : "Plus de fausses solutions climatiques, de vraies alternatives durables, maintenant ! En effet, les activistes appellent à réorienter les recherches scientifiques vers de vraies solutions pour les défis énergétiques et climatiques de notre temps. (...) L’Institut flamand de biotechnologie est financé par le gouvernement flamand, l’Union européenne et des multinationales agrochimiques comme BASF, Syngenta et Bayer. Ces entreprises siègent au Conseil d’administration du VIB et imposent un agenda de recherche qui néglige totalement les causes structurelles du changement climatique. Le VIB et les multinationales n’œuvrent aucunement pour des solutions locales décentralisées aux enjeux énergétiques et climatiques ».