FRANCE – Les apiculteurs prêts à agir en justice contre le maïs OGM

Dans une lettre ouverte à l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) et la Confédération paysanne demandent « de ne pas cultiver de maïs MON810 à moins de dix kilomètres des ruchers fixes ou transhumants, cette distance étant celle conseillée par le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) pour éviter la contamination du miel » [1]. En effet, les apiculteurs avaient noté que «  l’AGPM, et certains de ses adhérents [avaient] affirmé vouloir semer du MON810 ».
Cette lettre précise que les apiculteurs sont déterminés « à agir en justice pour obtenir la destruction des cultures de MON810 situées à moins de dix kilomètres des ruchers ». Suite à l’affaire Bablok [2], le miel contenant du pollen de MON810 (quelque soit sa quantité) est non commercialisable pour la consommation humaine. Ainsi, toute contamination, même minime, serait catastrophique pour les apiculteurs.

Informations pratiques

du mercredi 14 mars 2012 à partir de 19H06 au 0000 jusqu'à 00H00
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[1L’avis du CEES du HCB sur la coexistence dit précisément : "pour chaque ruche, le butinage implique une surface moyenne minimale de 30 km2 et que la zone commune de butinage porte sur un rayon de 3 à 5 km autour de la ruche. Tout ceci fait des abeilles de véritables « agents de contamination » susceptibles d’engendrer de nombreuses présences fortuites dans les produits de la ruche. [...] En l’état, tous les produits de ruches situées à moins d’une dizaine de kilomètres d’un champ OGM doivent être contrôlés pour vérifier le pourcentage d’ADN dans le pollen et le miel..."