Virus, vaccins OGM : de grandes inconnues

Suite à l’allègement de la législation européenne [1], des vaccins génétiquement modifiés, qu’ils soient à ARN messager ou à ADN [2], sont massivement utilisés dans le but d’enrayer la pandémie de la Covid-19. L’évaluation finale (phase III) de ces vaccins est faite de façon exceptionnelle sur des millions d’humains. Hormis quelques rares exceptions, la société civile n’a pas protesté. Serait-elle prête à accepter cette suppression des évaluations et de la traçabilité de ces médicaments selon les normes de la législation OGM ? Connaît-on de façon précise les conséquences de ces vaccins issus de l’ingénierie génétique et, pour certains de la biologie de synthèse ? Peut-on se référer à la science qui les construit ?

Cette pandémie nous met en face d’une autre réalité : nous ne connaissons pas encore l’origine précise du SARS-CoV-2 infectant l’espèce humaine. Toutes les hypothèses restent ouvertes. En tenant compte de faits historiques concernant parfois d’autres virus, nous essayerons de présenter ici ces hypothèses sans discrimination. Issu de travaux de recherche dans un laboratoire à Wuhan ou favorisé par des questions environnementales, une chose est sûre : ce virus est lié directement ou indirectement à l’activité humaine. La mondialisation et l’affaiblissement de nos systèmes immunitaires ou hospitaliers ont aussi rendu cette pandémie très problématique…

Ainsi, cette pandémie, et la gestion politique qui en est faite, suscitent à Inf’OGM des réflexions scientifiques, éthiques, philosophiques et politiques que nous partageons dans ce dossier [3].

Un Gain de Fonction [4] (GoF) désigne toute expérience ayant pour effet prévisible d’augmenter la dangerosité d’un pathogène pandémique potentiel (PPP), comme un virus. Des scientifiques ont ainsi réussi à rendre des pathogènes plus transmissibles, plus virulents, plus immunogènes. Ils mettent en avant que ces recherches feraient avancer la connaissance et aideraient à mieux combattre les PPP. Mais toutes ces recherches sont duales [5] et nous font courir des risques globaux. Le jeu des GoF en vaut-il la chandelle ?

Aucune technique n’est neutre. Certaines techniques servent à faire des vaccins ou de l’insuline, mais aussi à faire des armes biologiques. Les usages bénéfiques sont indissociables des usages néfastes. On parle alors de techniques à usage dual (dual use en anglais). Nous allons faire un petit historique des armes chimiques et biologiques et des recherches duales, avec quelques exemples de « gains de fonction » (GOF) [6].

Le virus le plus proche génétiquement du SARS-CoV-2 est un virus de chauve-souris et non un virus humain. Aucun hôte intermédiaire n’a été découvert, la piste du pangolin semblant résulter d’une évolution parallèle et séparée, dite convergente. Le virus SARS-CoV-2 est-il sorti accidentellement d’un laboratoire ? L’hypothèse mérite d’être posée, d’autant plus que certains laboratoires travaillaient sur ce virus [7]. Des précédents nous montrent que maîtrise et étanchéité des laboratoires ne seront jamais parfaites.

Les vaccins sont présentés par les entreprises, les médias et les politiques comme LA solution à la pandémie actuelle. Mais le discours scientifique les concernant est tronqué. Il nous a semblé important de retracer quelques grandes lignes relatives aux vaccins les plus utilisés, ceux à ARN et ADN [8]. De quoi sont-ils composés ? Quels impacts ont-ils sur l’individu et sur la population mondiale ? Au vu des mutations et surtout des recombinaisons du virus, que penser de la vaccination ? Quelles sont les zones d’ombre ?

Vu la méfiance à l’égard des pesticides de synthèse, il n’est pas facile de vendre des OGM qui tolèrent un herbicide. Cette « innovation » n’apparaît pas pour le grand public en Europe comme nécessaire. Comment faire passer la pilule ? La santé semble un bon cheval de Troie…

La pandémie actuelle aura eu l’avantage de montrer la fragilité de nos sociétés. Depuis un siècle, notre civilisation s’est construite sur une surexploitation et une artificialisation du vivant dans toutes ses dimensions. Au-delà des solutions techniques, n’est-il pas temps de réfléchir plus globalement et de changer de paradigme ?

La réduction de la diversité biologique a des conséquences de grande ampleur au niveau écologique, mais aussi au niveau de la santé. Elle serait une cause majeure de l’émergence de certaines pandémies. Benjamin Roche, chercheur en biologie à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), répond à nos questions.