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Le 11 avril, PPL Therapeutics annonce le clonage des premiers porcelets transgéniques, un nouveau pas vers la création “d’usines animales”
produisant des organes destinés à être greffés sur l’homme... sans risque de rejet.

Un remake de “Novartis 1996”, lors du rachat d’Imutran... Pour un non-événement, cette annonce a fait grand bruit !

Non événement car si PPL Therapeutics avait véritablement réussi à éliminer le gène responsable du rejet, ce n’est pas pour autant que la xénogreffe serait pour demain. En effet, en août 2000, l’institut Roslin - qui a créé Dolly -et la société Geron Bio-Med décidaient d’interrompre leurs travaux sur les porcs transgéniques (Inf’OGM n°11 bis...), à cause des xéno-virus. Un virus inoffensif pour un animal peut en effet se révéler désastreux pour l’homme. “Beaucoup de virologistes [...] estiment à juste titre, que les risques de xénozoonoses sont trop importants pour que l’on puisse se lancer dans des essais cliniques à grande échelle chez l’homme”(1).

Le seul événement est donc économique. La dépêche AFP précise : “L’annonce vient à point pour la société : PPL Therapeutics venait en effet d’annoncer qu’elle étudiait de nouveaux moyens de financement après avoir échoué à lever 72 millions d’euros sur les marchés”. Tout ce battage n’est donc finalement qu’un vulgaire appel de fonds ! L’an dernier PPL Therapeutics laissait entendre que, prochainement, sa boutique de pièces détachées, coeurs, pancréas de porcs "prêts-à-greffer", à 12.000 $/pièce, pourrait ouvrir ses portes... Ce serait à se rouler dans sa bauge, si PPL ne jouait pas avec les espoirs de nombreux malades.
De cette histoire de petits cochons, finalement, il ne reste plus que la farce...