n°151, juillet / août 2018

Inf'OGM le journal est un bimestriel de 32 pages qui vous informe sur l'actualité des OGM et des semences de façon critique et contextualisée.

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Édito - Votre journal évolue

Avec la nouvelle formule de votre journal, lancée il y a deux ans, le nombre d’abonnés a doublé ! Merci à vous, fidèles lecteurs, qui avez de plus été nombreux (115 au total) à répondre à notre enquête dans le précédent numéro. Ce que vous nous avez dit : accros à l’actu, vous plébiscitez aussi le dossier, et vous appréciez nos informations précises et sourcées (même si vous regrettez parfois que les notes de bas de page, faute de place, se retrouvent souvent uniquement sur notre site web). Vous avez aussi (...)

Dossier - Convoitises autour de la biodiversité cultivée

Depuis vingt ans, Inf’OGM suit le dossier des plantes transgéniques. Voici dix ans, ce dossier s’est élargi à la problématique des nouvelles techniques de modification génétique et de la désormais célèbre question posée par les entreprises : ces nouvelles techniques donnent-elles des OGM soumis au champ d’application de la loi, ou non ?

Les paysans font partie des personnes dont les droits sont les plus massivement violés. Une Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans sera peut-être adoptée cet automne. En voici sa genèse et ses principaux contenus.

Depuis plus de dix ans, le sujet des OGM s’est diversifié, et les lieux d’élaboration des textes de loi se sont internationalisés. Et à ce niveau, difficile pour les citoyens de faire entendre leurs voix…

ETC group, une ONG internationale, surveille l’impact des technologies émergentes et des stratégies des entreprises sur la biodiversité, l’agriculture et les droits humains. Avec son aimable autorisation, Inf’OGM a traduit/adapté l’un de ses textes sur le contexte du rachat de Monsanto par Bayer. Et il semble bien que les OGM ne soient qu’une partie des raisons du rachat. La concurrence est en effet redoutable sur deux autres aspects émergents : l’utilisation de microorganismes en agriculture ; et l’agriculture de précision et son corollaire, la gestion des données de masse (big data). Et d’autres transnationales semencières et agrochimiques entrent dans la danse.

Une nouvelle BD vient de paraître pour expliquer et dénoncer la privatisation du vivant par les entreprises semencières, via les brevets et autres Certificats d’obtention végétale (COV).

Après son livre sur les huîtres, Catherine Flohic, autrice-éditrice, publie un second recueil, tout aussi impressionnant par son format (357 pages, en 21x 24) et ses nombreuses photos, cette fois-ci sur les semences.

Depuis plus de vingt ans, d’innombrables travaux cherchent à faire produire de la soie d’araignée par des mammifères, des vers à soie ou autres levures transgéniques. En vain. Thomas Scheibel, biochimiste allemand et finaliste du Prix de l’inventeur européen 2018 dans la catégorie PME, a réussi là où tant d’autres ont échoué.