Inf'OGM n°146, juillet / août 2017

Inf'OGM le journal est un bimestriel de 32 pages qui vous informe sur l'actualité des OGM et des semences de façon critique et contextualisée.

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« Abandonner l’utopie d’une nature asservie par l’humanité... »

Cette phrase extraite du dernier rapport du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et la santé (CCNE) est surprenante et rejoint des positions fortes d’Inf’OGM : la nécessité urgente et vitale de changer de paradigme et l’idée qu’un nouveau regard doit être porté sur la biodiversité, un regard qui nous englobe, nous humains.
Le changement consiste à considérer que l’être humain est une composante de la biodiversité et ne peut donc la regarder de haut. Ce rapport qui en appelle à (...)

Dossier - Transparence et OGM : peut mieux faire

2014 : après avoir essuyé un refus de la DGCCRF de lui envoyer deux documents au motif d’une prétendue non communicabilité, Inf’OGM saisissait la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). La veille de l’examen de sa demande, Inf’OGM recevait de la DGCCRF les dites études. Et de constater que leur intitulé portait la mention « communicable au sens de la loi du 17 juillet 1978 »... S’il ne doit pas résumer l’accès à l’information aujourd’hui, cet exemple illustre les difficulté rencontrées dans le domaine de la transparence.

Refus d’accès aux documents pourtant publics, dissémination des informations sur plusieurs sites Internet, non traduction en langue nationale, envoi de données non exploitables, les « ruses » sont nombreuses. Des ruses auxquelles s’ajoutent les informations légalement non publiques et qui pourraient pourtant éclairer tout un chacun sur les décisions publiques prises.

Depuis 1999, Inf’OGM a pour mission « de pousser les pouvoirs publics à une véritable transparence de l’information ». Dans la série de ses dossiers thématiques, Inf’OGM fait ici le point sur le cadre législatif autour de la transparence et sa mise en œuvre – ou non - concrète. Le lecteur sera ainsi à même d’apprécier l’étendue des progrès à réaliser…

Le 11 mai 2017, l’instance de régulation indienne des OGM - le Comité d’évaluation du génie génétique (GEAC pour l’acronyme anglais) - a donné un avis positif pour la commercialisation de la moutarde génétiquement modifiée. La décision finale revient maintenant au ministre de l’Environnement, tandis qu’une forte opposition se met en place.

Peu d’animaux transgéniques ont été autorisés à la commercialisation. Pourtant, dans les laboratoires, les projets fusent. Cet article fait le point sur les animaux génétiquement modifiés (AGM) autorisés et ceux qui pourraient l’être prochainement.

Après une dizaine d’années de recherche (croisements, observations…), ça y est, je la tiens : une nouvelle variété de maïs qui me donne entière satisfaction. Je veux maintenant en vendre les semences. Un parcours de quatre à cinq années commence...

Créée en 1983, l’association pour le renouveau de l’herboristerie (ARH) lutte pour que cette discipline soit de nouveau reconnue, notamment via un diplôme officiel. Sa présidente, Ferny Crouvisier, a répondu aux questions d’Inf’OGM.

Cet ouvrage collectif s’inscrit dans le cadre d’un projet transdisciplinaire qui porte sur l’art et l’écosophie, concept qui énonce que « l’homme ne se situe pas au sommet de la hiérarchie du vivant, mais s’inscrit au contraire dans l’écosphère comme une partie qui s’insère dans le tout » (Arne Næss, Écologie, communauté et style de vie, éd. Dehors). Les êtres vivants sont aujourd’hui soumis à un processus de domestication, d’exploitation et de manipulation sans précédent, pour repousser toujours plus loin les limites du vivant. À la démesure des ambitions affichées correspond fréquemment un manque de conception d’ensemble, qui entraîne des conséquences pour le moins problématiques, voire néfastes. Une vision trop simpliste véhicule des approches et des modèles réducteurs favorisant de facto la perpétuation d’un processus destructeur. Il est donc important de revenir au concept du vivant en le questionnant à partir de la notion de limite, telle qu’elle s’est manifestée dans les sciences de la nature, mais aussi au niveau de l’art et de la philosophie. Prendre en considération les interactions complexes du vivant, favoriser des approches multiples et plus globales : en somme, mettre en lumière de nouvelles formes d’interrogation, de sensibilisation et d’actions dans la pro- blématique du vivant, tout en montrant les implications désastreu- ses d’une approche épistémique, qui aplatit en une seule modalité cognitive ou mé- thodologique la multiplicité des niveaux existants et la richesses des interrelations qui lui sont intrinsèques.

Colonia Hansen, pampa argentine. Jusqu’à il y a une quinzaine d’années, les terres qui entouraient cette bourgade étaient réputées être parmi les plus fertiles au monde : des milliers de vaches y vivaient en plein air, les élevages fournissaient « la meilleure viande au monde ». Aujourd’hui, on ne peut qu’observer les immenses monocultures de soja, à perte de vue. Ce soja, il est transgénique ; sa culture est le reflet du désastre économique et écologique qui a gagné le pays. Pour sortir de la crise économique, l’Argentine a cherché une solution rapide pour faire entrer des devises : le soja, avec un cours élevé à la bourse, semble être idéal. Mais les pulvérisations massives de pesticides ont remplacé les coutumes ancestrales, les populations locales ont été chassées de leur territoire et les monocultures vont finir par rendre les sols complètement stériles.
Lorsque Christine Seghezzi, réalisatrice, commence à enquêter, elle se rend compte que « c’était comme si (elle) avait tiré un fil qui (l)’emmenait de plus en plus à la découverte de l’ampleur du désastre sanitaire et écologique (...). Un peuple était sacrifié au nom du profit ».
Histoires de la plaine s’attache à l’histoire des habitants de Colonia Hansen, ce hameau caractéristique de la transformation qu’a connue le pays depuis les années 2000, « emblème pour tous les autres lieux où se déroule la même catastrophe ».