Dossier 143 : Fêtes de fin d’année : avec ou sans OGM ?

On parle beaucoup ces derniers temps des OGM dits « cachés » (VrTH) dont le statut juridique doit être clarifié par la Cour de justice de l’UE et qui échappent pour l’instant à l’étiquetage. Mais nombre d’entre nous ignorent qu’ils consomment à leur insu des OGM transgéniques cachés dans les produits de la vie quotidienne. Comment ?! Et oui... la législation impose un étiquetage des denrées alimentaires contenant ou consistant en des OGM mais, comme toujours, la règle est assortie d’exceptions de sorte que vous consommerez peut-être lors des fêtes de fin d’année du pain aux enzymes génétiquement modifiées.
Mais l’obligation d’étiquetage n’existe pas pour les produits non alimentaires. Ainsi, alors que vous pouvez être par ailleurs soucieux de ne manger que des produits biologiques, vous offrirez peut-être pour les fêtes de fin d’années des cosmétiques ou des vêtements produits à partir d’OGM. Pour éviter au maximum les OGM à Noël, laissez-vous guider par ce dossier
Et la religion dans tout ça ? En ces fêtes de fin d’année, Inf’OGM a aussi interrogé les religieux sur leur rapport aux modifications du vivant.

Álvaro Salgado Ramírez est coordinateur de la section d’agroécologie et territoire du Centre National d’Aide aux Missions Indigènes (CENAMI) et membre fondateur du Réseau de Défense du Maïs (Red en Defensa del Maíz), association qui se consacre depuis 2002, avec des groupes informels d’agriculteurs, à défendre le maïs criollo à travers l’autodétermination et l’autonomie des communautés, des peuples autochtones et des paysans.

L’Union européenne n’a autorisé ni porte-greffe, ni greffon, ni micro-organisme transgénique en œnologie. Mais, pour la vigne et le vin, différentes solutions biotechnologiques ont été (et sont encore) testées, voire autorisées, sans avoir réussi à pénétrer le marché.

Vous ne lisez pas le journal officiel (JO) tous les jours je suppose. Et en voyant le mot ’’enzymes’’, outre le langage administratif propre au JO, vous risquez vite de décrocher. Or, ce terme, associé aux OGM, peut avoir de profondes répercussions sur un aliment que vous consommez plusieurs fois par jour : le pain.

Des cosmétiques, beaucoup de Français et de Françaises s’en appliquent tous les jours sur la peau et les muqueuses. Savon, shampoing, démaquillant, crème pour le corps, mousse à raser… ils sont partout dans notre salle de bain. Si la question des OGM dans la cuisine est bien connue du grand public et que les cosmétiques sont de plus en plus suspectés pour leurs composants polémiques en termes de santé, qui sait que nous nous « tartinons » potentiellement chaque jour le corps d’OGM ? Est-il encore possible de se faire une beauté sans OGM ?

Présente au Burkina Faso dès 2007 dans le cadre d’un programme de développement d’une filière de coton biologique de la Région Bretagne, l’association Ingalañ  [1] participe à la valorisation locale du coton et collabore avec Ivatex, une coopérative locale d’artisans du textile engagés dans une démarche équitable. Impliquée dans la lutte contre les OGM au Burkina Faso, l’association travaille à relancer une filière de coton biologique et équitable mise à mal par la culture de coton génétiquement modifié (GM) à partir de 2008.

Que ce soit dans l’islam, le judaïsme ou le christianisme, le vivant est considéré comme étant la Création de Dieu. Dès lors, comment ces religions monothéistes envisagent-elles les OGM, les nouvelles techniques de sélection, bref, le rapport à la modification du vivant ? Inf’OGM a posé la question à trois religieux : Éric Charmetant, jésuite (Centre Sèvres - Facultés jésuites de Paris), Yeshaya Dalsace, Rabbin de la communauté Massorti et Abdallah Dliouah, Imam à la mosquée de Valence.

Inf’OGM vous présente l’étiquetage avec ou sans OGM dans l’alimentation à travers cette infographie.

La culture du coton est celle qui utilise le plus de produits chimiques phytosanitaires. Sous couvert de réduire ces applications, depuis la fin des années 90, le coton transgénique s’est progressivement substitué au coton conventionnel, avec de nombreuses apparitions de résistances à la clé. L’expérience égyptienne présentée ici prouve que la culture biologique du coton est une alternative viable.