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Inf'OGM Recherche et environnement

Inf'OGM le journal est un bimestriel de 32 pages qui vous informe sur l'actualité des OGM et des semences de façon critique et contextualisée.

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Partie recherche - Bull 14

Projets : Des chercheurs de l’université d’Amiens ont trouvé une technique de fabrication de fructose à partir de pommes de terre dans lesquelles ont été intégrés deux gènes codant des enzymes permettant la dégradation de l’amidon. Jusqu’à présent, le fructose utilisé pour les sirops, édulcorants et autres préparations alimentaires, est produit biochimiquement à partir du maïs, par des bactéries.
TF1 news, 11 octobre 2000

Des chercheurs de l’Université Fédérale de Minas Gerais (Brésil) et de l’INRA (France) développent des vaccins en utilisant des lactobacilles (bactéries responsables de la fermentation du lait) comme bio réacteurs pour la production de protéines. Pour cela, ils en ont modifié le génome afin qu’elle puisse transporter un gène de la bactérie qui provoque la brucellose. La défense immunitaire de la vache est ainsi activée. Selon l’agronome Vasco Azevedo de l’UFMG, les lactobacilles transgéniques pourraient être utilisés pour produire des protéines, administrées sous forme de yaourts. Les tests sur les bovins commenceront dans un an.
Folha de São Paulo, 21 septembre 2000, http://www.folhasp.com.br
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Soja contaminé en France : Le gouvernement français a décidé le 5 août 2000 que les parcelles de soja contaminées avec des OGM (dans l’Hérault et les Bouches du Rhône, (Cf. Inf’OGM n°11 p.2) devaient être arrachées avant le 25 août. Dans l’Hérault, la Confédération paysanne a pu constater une parodie de destruction le 2 septembre en se déplaçant avec diverses associations sur la parcelle de St Mathieu de Tréviers (34). La Préfecture de l’Hérault, par un communiqué du 7 septembre, informe qu’elle a constaté la destruction et déclare que "compte tenu de l’état des graines totalement immatures et des façons culturales prévues pour la culture suivante, le risque de ressemis est considéré comme nul". Le 12 octobre, la Confédération paysanne a cependant constaté que de nombreux plants repoussaient.
Confédération Paysanne de l’Hérault
tél/fax : +33 (0)4 67 55 57 88
soulier.dominique[at]wanadoo.fr
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En 1994, Monsanto avait présenté à la FDA une étude intitulée "La composition du Soja tolérant au glyphosate (Roundup Ready) est équivalente à celle du soja traditionnel" pour que la FDA autorise son soja RoundUp ready. Or, une autre étude, dont la FDA a eu connaissance, publiée dans le Journal of Nutrition, montre des différences significatives entre ces deux sortes de soja. Par exemple, le soja RR brut contient 27% de plus d’un agent pathogène, la trypsine, qui peut inhiber la digestion de certaines protéines et qui peut retarder la croissance des animaux. Cet agent peut être également responsable de l’augmentation de la taille des cellules du pancréas chez les rats. Autre différence : le soja RR contient sensiblement moins de protéines et de l’acide aminé phénylalanine.
Ericka Dana, doodles[at]netlist.net
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Recherche privée/publique : Une étude* révèle qu’en 1999, 7,6% des chercheurs de l’Université de Californie avaient des liens financiers avec leurs partenaires privés. C’est le double du nombre enregistré 12 ans plus tôt. La participation prend trois formes différentes : financement de conférence, consultation à titre onéreux, participation contre rémunération au Conseil d’Administration des firmes qui financent leurs travaux.
* étude menée par Lisa A. Bero, de l’Université de
Californie, in the Journal of the American Medical Association
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Nouvelle Zélande : L’Institut de Recherche sur les Forêts a annoncé qu’il ne réalisera pas d’expérimentation en champs de pins génétiquement modifiés tant que la Commission Royale sur les Modifications Génétiques n’aura pas rendu ces conclusions.
Communiqué de Greenpeace, 31 octobre 2000

Transferts de gènes

Aventis a arrêté une série d’expérimentations de betteraves génétiquement modifiées tolérantes au glufosinate (Liberty) après avoir découvert que certains plants avaient acquis, par pollinisation croisée, la tolérance au glyphosate, un autre herbicide (Round Up). Cette betterave avait été mise au point par Aventis et KWS et avait été testée dans une dizaine de pays européens les trois dernières années. "Ceci prouve que l’isolation de certains OGM est un besoin urgent", a déclaré Brian Johnson de English Nature. Et si ce genre de transfert arrivait dans le cadre d’une commercialisation de ces OGM, "les agriculteurs devraient alors utiliser plus d’herbicide néfaste à l’environnement pour contrôler ces betteraves super-résistantes", a-t-il ajouté.
ENDS, 11 octobre 2000

D’après une étude réalisée par le Comité Consultatif britannique sur les questions d’alimentation animale (Advisory Committee on Animal Feeding Stuffs), des fragments d’ADN génétiquement modifié, assez importants pour contenir des gènes potentiellement fonctionnels, peuvent se retrouver dans l’alimentation animale, après transformation industrielle. Greenpeace a immédiatement demandé au gouvernement d’arrêter les importations d’OGM pour l’alimentation animale. Et Monsanto a déclaré que les gènes utilisés dans son soja transgénique étaient inactivés par la chaleur au cours de leur transformation en aliments pour animaux.
The Guardian, 15 octobre 2000

Biopiraterie déguisée en Polynésie française

Une convention a été signée entre le gouvernement de la Polynésie Française et l’Association française contre les myopathies (AFM) afin de permettre la création d’une banque d’ADN à Tahiti, pour un montant de 3 millions de francs [1]. Cette banque permettra de développer la recherche génétique en Polynésie où les fréquences de maladies génétiques sont très fortes. Pour M. Brac de la Perrière (Bédé), il s’agit de biopiraterie déguisée. Ce n’est pas la première fois que les populations insulaires, comme l’Islande ou les îles Tonga, sont le terrain de prédilection des chasseurs de brevet