Inf'OGM Recherche et environnement

OGM : Deuxième génération
La première génération d’OGM était réalisée par l’insertion dans le génome d’un organisme d’un (ou
plusieurs) gène qui pouvait provenir d’une autre espèce. Les scientifiques de Pionneer Hi-Bred ont fait des
recherches pour ne plus utiliser cette manipulation appellée transgénèse et mis au point une nouvelle
technique qui permet de conférer des propriétés nouvelles à un organisme en changeant de façon interne son
code génétique. Avec la mutagénèse dirigée, on peut donc intervertir une base avec une autre. En utilisant
cette approche, l’équipe a déclaré avoir réussi à créer une plante tolérante au Round Up.
— - Nature Biotechnology, mai 2000

Vénézuela : Selon la Red de Accion en Alternativas al Uso
de Agrotoxicos de Venezuela, l’université des Andes (ULA)
réalise des essais en champs de papaye transgénique à
Lagunillas, tout près de jardins familiaux où sont
cultivées des papayes traditionnelles. La papaye en
question a intégré un gène de résistance à un
antibiotique (la kanamicine). D’autres institutions
vénézuéliennes travaillent aussi sur les OGM. Par
exemple la Fondation Polar travaille sur du maïs et du
riz transgéniques ainsi que sur des levures utilisées dans
la fabrication de la bière. Pourtant aucune
réglementation n’a encore été mise en place.
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Bolivie : La Fondation Proimpa (Bolivie) et l’université
de Leeds voulaient introduire un essai de pomme de
terre transgénique résistante aux nématodes en Bolivie,
berceau génétique de la pomme de terre (235 variétés
de pomme de terre). Le réseau pour une Amérique
latine libre de transgénique a lancé une campagne de
lettres de protestations au gouvernement bolivien grâce
à laquelle l’essai vient d’être abandonné.
— - transgen chez hoy.net
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Australie : Une équipe de chercheurs australiens a
décidé de créer une rose bleue. La première idée des
chercheurs était de cloner le gène responsable de la
teinte bleue des pétunias et de l’introduire dans d’autres
plantes afin de modifier leur couleur. Si les résultats ont
été probants avec les oeillets - qui arborent depuis des
dégradés de mauve, de jaune, de blanc ou de rouge -,
les roses sont restées... roses. Il semble que l’acidité de
leurs pétales soit en cause. Plus généralement, l’industrie
du parfum voit dans les fleurs transgéniques une source
inépuisable d’odeurs.
— - www.seedquest.com/News/releases/oceania/Florigene/n2155.htm
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Clonage : Les créateurs de la brebis clonée Dolly
viennent de se prononcer en faveur du clonage de
cellules embryonnaires souches humaines comme
l’avait fait, fin mars, le Nuffield Council for Bioethics. Le
Professeur Ian Wilmut, du Roslin Institute
(Edimbourg), explique qu’un refus du Chief Medical
Officer d’autoriser la création d’embryons à des fins de
recherche thérapeutique provoquerait une fuite des
cerveaux britanniques vers les Etats-Unis où la pratique
limitée du clonage de cellules humaines est permise. En
parallèle, Simon Best (directeur de Geron BioMed,
entreprise issue du Roslin) s’est fait le porte-parole de
l’association des bio-industries britanniques (BIA) en
demandant une révision de la loi Human Fertilization
Act de 1990 pour permettre enfin ce genre de
recherches.
— - The Guardian, Nature et The Daily Telegraph, avril 2000
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Génomique : Le NITE (National Institute of Technology
and Evaluation du Japon) a annoncé avoir fini le
séquençage du génome d’une bactérie thermo-acidophile
 : Sulfolobus tokodaii. Elle avait été découverte
dans les sources chaudes de Beppu (préfecture d’Oita).
Cette bactérie possède la particularité de décomposer le
sulfure d’hydrogène. Ces résultats seront mis à
disposition du public sur le site web du NITE et dans
la littérature scientifique. Le Japon est parmi les
principaux acteurs de l’analyse génomique des micro-organismes.
— - Japan Chemical Week, 5 mai 2000
L’Institut Pasteur a annoncé, lors du congrès Génome
2000, avoir décrypté, avec l’aide de huit laboratoires
publics et de deux entreprises européennes, le génome
de la bactérie responsable de la listériose (Listeria
monocytogenes) et du bacille de la lèpre (Mycobacterium
leprae). Les chercheurs devraient bientôt disposer de la
carte génétique d’une autre bactérie : la Listeria innocua.
Ainsi, "en comparant les deux génomes, on espère accéder aux
gènes responsables de la virulence de la bactérie, explique Pascale
Cossart, responsable du projet de séquençage de la
listeria. Nous cherchons à avoir une vue globale sur tous les
mécanismes moléculaires mis en place par cette bactérie". Quant
au bacille de la lèpre, il va être comparé à celui de la
tuberculose, très proche, afin de comprendre pourquoi
le bacille de la lèpre est impossible à cultiver en
laboratoire.
— - AFP, 12 avril 2000
Le 24 mars, près de 200 chercheurs du public et du
privé, dont Celera Genomics, annonçaient
l’achèvement de la carte génétique de la mouche
drosophile. Celera Genomics rendait les informations
publiques et les transmettait à la banque de données
publique américaine GenBank. Après les procédures
de vérification, le 10 avril, les équipes de GenBank
concluaient que près de 150 000 fragments d’ADN
attribués à la drosophile provenaient du génome
humain ! Philippe Glaser, qui a conduit le séquençage
de la Listeria à l’Institut Pasteur, explique : "les machines de
séquençage sont utilisées pour de nombreux projets en parallèle,
d’où le risque de pollution. Cela nous est arrivé pour la
Listeria.[...] Nous passons beaucoup de temps à vérifier nos
résultats en comparant les gènes avec tous ceux qui sont connus, de
manière à détecter une éventuelle contamination". Si Celera n’a
pas pris le temps d’effectuer ce contrôle, c’est, d’après
Jean Weissenbach, qui dirige le Génoscope d’Evry,
qu’"il y a sans doute eu trop de précipitation".
— - Libération, 22 et 23 avril, Los Angeles Times et Science
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Dissémination : Hans-Heinrich Kaatz, zoologiste à
l’Université d’Iéna, en Allemagne, a découvert, au terme
de trois ans d’étude sur les abeilles, que les bactéries et
les levures qui se trouvent dans leur estomac avaient
intégré un gène introduit dans certaines variétés de
colza pour qu’elles deviennent tolérantes aux
herbicides. Dans une interview publiée dans The
Observer (le 28 mai), le chercheur affirme que,
contrairement aux théories généralement admises, un
transgène pouvait passer d’un règne à un autre.
— - Cyberscience, cs_abeilles.htm, libe_abeille.htm