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Ici, on trouvera des livres, des articles, des sites web, des forums, des listes de discussions,...

ABERCORN, T. - La protéine du diable

Ce “premier thriller sur les OGM tueurs” est écrit par un biologiste qui travaille pour une grande société américaine d’ingénierie génétique. Dans son roman, tous les passagers d’un avion semblent soudainement souffrir d’intoxication alimentaire due à du saumon génétiquement modifié...

La protéine du diable, Thomas Abercorn, édition JC Lattès, 2001, 324 pages, 16,13 euro


"The Century of the Gene", de Evelyn Fox Keller

"The Century of the Gene" - Extrait traduit par Michel Dussandier : “La stabilité de la structure du gène apparaît ainsi non pas comme un point de départ mais comme une résultante - le résultat d’un processus dynamique très organisé nécessitant la participation d’un grand nombre d’enzymes organisées en réseaux métaboliques complexes qui régulent et assurent à la fois la stabilité de la molécule d’ADN et sa réplication fidèle”.

"The Century of the Gene", de Evelyn Fox Keller (Prof. d’histoire et de philosophie des sciences au MIT), éd. Harvard University Press, oct. 2000, 192 p.,22,95$.


ROMAN - Chromosome 6

Robin Cook, Chromosome 6, éd. Albin Michel, septembre 2000.
Ce livre met en scène un trafic d’organes liés à des opérations de xéno-clonage.


HIRSCH, M. - Ces peurs qui nous gouvernent

"Ces peurs qui nous gouvernent. Sécurité sanitaire : faut-il craindre la transparence ?” de Martin Hirsch, mars 2002, éd. Albin Michel, 17,50 euro, 295 p.


Les OGM dans notre assiette ?

"Les OGM dans notre assiette ? Promesses, mirages et risques" de Catherine Chevalier, mars 2002, éd. Sang de la Terre, 17,10 euro, 222 p.


ROMAN - Les infortunes de la pensée magique

J.DARMON , éd. Seuil, mars 2002, 267 p., 18,05 euros. Note de l’éditeur : “Face aux problèmes essentiels [...], dans les domaines scientifiques, économiques ou politiques, l’esprit cartésien cède trop souvent la place à une pensée "magique", faite d’incarnations et de vérités partielles”.


Le bon vivant. Une alimentation sans peur et sans reproche

P. Feillet, 2002, coll. Un point sur…, éd. INRA, 286 p., 35 euros (tél. +33 (0)1 30 83 34 06)


Faut-il avoir peur des OGM ?

de Pierre Tambourin collection “Les enquêtes de Marie-Odile Monchicourt”, éd. Platypus press, mars 2002, 49 p., 4,50 euros.


HOLM, F. - Aliments génétiquement modifiés

"Aliments génétiquement modifiés" par Finn HOLM, Foodgroup Danemark, PME n°2, éd. Fair Flow, 32p., gratuit. Ce document, basé sur les résultats de 25 projets scientifiques financés par l’UE, présente succintement les OGM, les réactions des consommateurs, les questions juridiques.

Pour le commander, tél : +33 (0)2 98 95 60 28
ou email : mailto:perraut chez lerheu.rennes.inra.fr


La vie contaminée

F. Lemarchand, dans son livre "La vie contaminée", entend "explorer parallèlement deux champs de production du risque que sont le nucléaire et la génétique à partir d’un point de vue critique à la fois sociologique et anthropologique".

Ed. l’Harmattan, 2002, 23 euros, 274p.


OGM, brevets pour l’inconnu

Sommaire rapide


I - Les nouvelles biotechnologies : état des connaissances, les ambitions, les risques
II - Evaluation des applications des biotechnologies
III - Conséquences sociales et éthiques de l’introduction des OGM dans l’économie

Ed. Faton, 2001, 240p., 29 €


BOURRINET, J. & MALJEAN-DUBOIS, S. - Le commerce international des OGM

"Le commerce international des orga-nismes génétiquement modifiés", sous la direction de J. Bourrinet et S. Maljean-Dubois, 2002, éd. La documentation française, 380 p., 40 euros Cet ouvrage analyse, entre autre, les conflits potentiels entre l’OMC et le Protocole de Biosécurité.


BACHELARD-JOBART, C. - L’eugénisme, la science et le droit

(Note de lecture de F. Prat)

Nous croyons tous connaître la notion d’eugénisme au travers de l’épisode sanglant des nazis durant la seconde guerre mondiale. Pourtant, l’eugénisme a existé bien avant. Le mot même a été forgé en 1883, par Francis Galton, qui le définissait alors comme "la science de l’amélioration de la race qui ne se borne nullement aux questions d’unions judicieuses, mais qui, particulièrement dans le cas de l’homme, s’occupe de toutes les influences suceptibles de donner aux races les mieux douées un plus grand nombre de chances de prévaloir sur les races les moins bonnes".


Mais "la volonté de contrôler la reproduction humaine est sans doute aussi ancienne que la fondation de la société". Ainsi retrouve-t-on parmi les civilisations anciennes des traces de volonté eugénique : interdictions d’union d’hémophiles, ou d’épileptiques, chez les Hébreux, assassinat de bébés malades en Mésopotamie, favorisation de la reproduction des élites chez les Grecs (Platon), ou élimination d’enfants difformes (Aristote).. Qu’il s’agisse d’un eugénisme positif (reproduction favorisée chez certaines catégories), ou négatif (interdiction de reproduction ou élimination physique de certaines catégories), l’idée eugénique, même si elle a évolué selon les courants idéologiques et les pays, a toujours été présente.


La divulgation des théories de Darwin sur l’hérédité génétique (l’évolution est égale à la somme des mutations puis sélection des plus forts) a permis de critiquer les politiques qui pensaient résoudre les problèmes de santé publique et de misère par l’hygiène et l’éducation, et a donné de nombreux arguments aux thèses eugéniques de Galton, cousin de Darwin. De plus, le contexte économique et social de la fin du XIXième siècle a permis le développement de ces idées : l’industrialisation rapide a conduit à une croissance anarchique des villes dans des conditions d’hygiène déplorables. Tuberculose, syphilis, alcoolisme (considérés à l’époque comme des maladies héréditaires), font des ravages, la natalité baisse dans les classes nanties et augmente chez les prolétaires. Les eugénistes affirment alors que la société est atteinte de dégénérescence physique et morale liées aux maladies héréditaires. Il devient dès lors possible d’assimiler le social au biologique et de fonder la hiérarchie sociale sur la hiérarchie des sangs. Aux Etats-Unis, dans les années 1880, des statistiques montrent que les taux de criminalité et de déficience mentale sont en augmentation. La prise en charge de ces personnes pauvres ou malades est alors remise en cause pour deux raisons : cela coûte cher au contribuable, mais surtout, cela "propage leur genre inférieur", "permet aux plus féconds, et non aux plus aptes" de gagner. Plus surprenant, des socialistes, comme Vacher de Lapouge, du parti ouvrier français, défendent la sélectivité de type racial, et mise sur les Etats-Unis pour "organiser un programme de régénération de l’espèce humaine" : "Américains, il dépend de vous de sauver la civilisation et de faire sortir de vous un peuple de demi-dieux" affirme-t-il ainsi en 1921. Des sociétés scientifiques d’eugénisme s’organisent. Deux prix Nobel français, Charles Richet et Alexis Carel, y participent. Pour Richet (1912) : "la sélection ne sera efficace que si elle est sévère, et la sévérité, c’est l’élimination des mauvais. Or les mauvais ne vont pas disparaître de leur plein gré : il faura donc une autorité pour les éliminer de la société humaine". Le terrain du nazisme - raciste, antisémite et eugénique- était préparé.


On pourrait naïvement pensé que tout cela fait parti du passé. Certes, les mentalités ont évolué, mais des programmes de stérilisation massive de populations handicapées ont subsisté longtemps au Danemark, en Estonie, au Japon, aux Etats-Unis (50 000 stérilisations entre 1907 et 1949), et encore récemment (années 70-80) en Suède et en Suisse. Ils existent encore en Chine. En France, on stérilise parfois les handicapés mentaux (d’après une étude récente, une femme handicapée sur trois en Gironde serait stérilisée). Par ailleurs, les nouvelles connaissances en génétique moléculaire et en procréation médicalement assistée (PMA) relancent ce débat. Un paradoxe : la génétique moléculaire s’intéresse à l’individu, et non à la situation génétique des populations. Conséquence : la disparition progressive des idées eugéniques de la biologie. Pourtant, la PMA est confrontée à des critères de choix d’ovules et de spermatozoïdes qui pourraient conduire à de nouvelles situations eugéniques. Sans parler de "l’eugénisme positif" avec des banques de sperme de prix Nobel comme il s’en est développé aux Etats-Unis (depuis 1971), ou de l’offre d’ovules de mannequins sur Internet (!), les scientifiques pratiquant la PMA tentent d’éliminer certaines maladies héréditaires en sélectionnant les donneurs : au sens strict du terme, c’est une pratique d’eugénisme négatif. Tous les jours, le CECOS en France (centre de conservation du sperme et des ovules) est confronté à cette problématique.


Mais peut-on accepter un donneur pouvant transmettre une maladie grave et incurable ? Et comment apprécier la gravité du handicap ? où est la frontière entre le pathologique et le normal ? La façon de répondre à ces questions peut rapidement déboucher sur un nouvel eugénisme. De même, les résultats d’un diagnostic prénatal (amniocentèse, échographie..) peuvent entraîner légalement une interruption de grossesse en cas de maladie grave : eugénisme ? L’auteur souligne que les conditions d’application d’une technique peuvent évoluer en fonction des désirs de la société. Ainsi, le diagnostic prénatal devait au départ détecter uniquement des maladies graves, incurables, et à survenue certaines, en tenant compte du bien-être de l’enfant et non des parents.


Mais au fil du temps, ces critères ont été abandonnés : on dépiste par exemple des becs de lièvres, on détecte des maladies curables (83 maladies génétiques détectables), on consulte les parents, et l’on peut avorter même en cas de non certitude que la maladie se développe. Il en va de même pour le diagnostic préimplantatoire (DPI) d’embryons conçus in vitro, qui en permet le tri. Et quid des thérapies géniques germinales, qui permettraient de changer, dès après le stade de la conception de l’oeuf, le génome d’une personne ? Et le dépistage systématique de la trisomie 21, si elle condamne sans doute à terme le mongolisme, n’entraîne-t-il pas une marginalisation de ces malades ?


Le débat éthique et législatif est bien toujours d’actualité. Des lois de bioéthique sont indispensables pour éviter un monde "d’enfants parfaits".


Commentaires :

Ce livre est extrêmement bien documenté, les citations font souvent froid dans le dos. Mais peut-on suivre l’auteur lorsqu’elle parle d’eugénisme positif à propos des législations familiales et sociales des années 30 qui "transforment l’Etat libéral en Etat providence" (p. 55), en permettant à la moitié des français de bénéficier d’allocations familiales, de sécurité sociale et de vieillesse ? Il eût sans doute fallu que ces programmes fussent élargis A TOUS pour ne pas mériter ce qualificatif. Les nouvelles techniques de procréation et de dépistage ouvrent la porte à des dérives, comme l’annonce fin décembre 2002 de la naissance d’un premier bébé humain cloné. "Tout ce qui est réalisable sera réalisé" a rappelé à cette occasion le ministre français de la santé. Dès lors, ne doit-on pas faire fi de la liberté des chercheurs, et interdire certaines recherches qui pourraient conduire à des applications aux relents eugénistes ?

L’eugénisme, la science et le droit,
Catherine BACHELARD-JOBART
PUF, 2001, 342 p.


KEMFP, H. - La guerre secrète des OGM

"La guerre secrète des OGM" raconte dans un style fluide l’histoire du développement des OGM, illustrée à l’aide de portraits des principaux acteurs.

H. Kempf, 2003, éditions du Seuil, 306 pages, 19 euros


AUBERT, C. & LECLERC, B. - Bio, raisonnée, OGM

Extrait du résumé =
"Passant les principaux modes de production agricole - conventionnel, biologique, raisonnée et OGM - au crible des enjeux sanitaires et écologiques majeurs de notre temps, ce livre révèle au lecteur ce qui se cache derrière les produits qu’il achète.
Un livre indispensable pour faire le choix, à travers nos achats, d’une agriculture qui protège notre santé et notre environnement."

PS = Claude Aubert et Blaise Leclerc, éditions Terre Vivante, 2003, 127 pages, 15€


NOIVILLE, C. - Du bon gouvernement des risques

Dans son dernier ouvrage, la juriste Christine Noiville explore la gestion publique des risques écologiques et sanitaires.

« Du bon gouvernement des risques. Le droit et la question du "risque acceptable », Christine Noiville, éd. PUF,
coll. les voies du droit, juin 2003, 235p., 26, 60 euros


SCLOVE, R. - Choix technologiques, choix de société

Depuis une vingtaine d’années sont apparues diverses initiatives pour permettre aux citoyens de participer à la conduite des politiques technologiques, au premier rang desquelles les « conférences de consensus ». Dans son livre, l’auteur montre en quoi des décisions scientifiques et technologiques, au cœur de nos choix de société, n’ont pas fait l’objet d’un réel débat public. Il propose une série de moyens et de critères pour juger démocratiquement de ces choix.

Choix technologiques, choix de société, Richard Sclove,
éd. conjointe Charles Léopold Mayer et Descartes & Cie,
coll. TechnoCité, 2003, 205p., 22 euros


DVD - La fin des chimères

Suzanne Körösi, membre de l’association ATTAC, a réalisé un film sur les OGM, intitulé “la fin des chimères”. Ce film se présente en quatre parties (d’une demi-heure chacune environ) : les scientifiques, les agriculteurs, les élus, les consommateurs. Chacune peut se voir séparément.

Outre les menaces qu’ils font peser sur la santé, sur l’environnement et sur la société, les OGM s’avèrent aujourd’hui un fiasco économique et commercial : les Monsanto, Aventis et autres Novartis vont mal financièrement. La valeur de leurs actions chute, les conseils en investissement et les actionnaires n’ont plus confiance dans l’avenir de ce secteur. En Europe la résistance des consommateurs et des associations de protection de l’environnement a été décisive dans le moratoire sur les cultures et sur les expérimentations OGM décidé en 1998. Bien que, sous la pression américaine, le moratoire a été levé, une grande proportion des agriculteurs, des consommateurs et une partie grandissante des élus locaux demeurent hostiles aux OGM. Ils portent l’idée que pour l’Europe et pour la France, le fait de rester une zone sans OGM, représente un atout économique considérable.

Tourné à travers la France, “La fin des chimères ?” comporte quatre volets : LES SCIENTIFIQUES, LES AGRICULTEURS,LES ELUS et LES CONSOMMATEURS.
Ils abordent les OGM du point de vue de chacun de ces acteurs, faisant ainsi le tour des problèmes qu’ils devront affronter dans les prochaines années. Les 4 films courts sont conçus pour aider à l’information, à la réflexion, à la sensibilisation du public et à l’animation de débats.

Le DVD comporte également une série de DOCUMENTS consultables sur PC et Macintosh, qui complètent les films. Ils sont regroupés dans 4 chapîtres : “THEMES ABORDES DANS LE FILM” ; “ON EN PARLE DANS LE FILM” ; “DESOBEISSANCE CIVILE” ;”POUR EN SAVOIR PLUS”.

Les intervenants :
LES SCIENTIFIQUES
Jean-Pierre Berlan ; agronome, économiste (INRA) ; Gilles-Eric Seralini ; Mae Wan Hoe (Grande Bretagne) ; Àrpàd Pusztai (Grande Bretagne) ; Bob Brac de la Perrière, biologistes, Marie-Louis Haudebine (INRA) ; George Pelletier (INRA), Alain Boudet (Université de Toulouse) ; Isabelle Stengers, philosophe ; Hervé Kempf, journaliste

LES AGRICULTEURS

André Pochon, Sylvie Colas, Jean-Paul Simonnot (agriculteurs), José Bové, Confédération paysanne ; Charles Benbrook, agronome (US) ; Percy Schmeiser, agriculteur, semencier (Canada) ; Bruno Rebelle, Greenpeace ; Lylian Le Goff, médecin ; François Ewald, Fédération française des sociétés d’assurances

LES ELUS

Marc Brosseau maire de Saint Georges sur Layon, Gilles Desnouveaux, maire de Reynel, Pascal Cauchois, maire de St Antoine d’Aubroche, Jean-Paul Simonnot, maire de Montépreux, Paul Lannoye, Hélène Flautre (députés européens) ; Hervé Kempf, journaliste ; Arnaud Apoteker, Greenpeace ; Dominique Mourlane, Attac ; Gilles Le Theule (Maiz’Europ)

LES CONSOMMATEURS

Solange Ménigot, Association de Familles Laïques ; Arnaud Apoteker, Greenpeace ; Annie Lahmer, mairie de 2e arrdt à Paris ; Sylvie Colas, André Pochon, agriculteurs ;
Paul Lannoye, député européen.

Vous pouvez commander le DVD en écrivant à mailto:s.korosi chez free.fr, au 21, rue de Paradis 75010 Paris, accompagné d’un chèque correspondant à votre commande, libellé à son nom.
Participation aux frais : 14 €
Frais de port : 3 € (1-3 exemplaires)


Déclarations sur l’agriculture transgénique et ceux qui prétendent s’y opposer

Déclarations sur l’agriculture transgénique et ceux qui prétendent s’y opposer, René Riesel
mai 2000, 112 pages, 60FF
Éditions de l’Encyclopédie des Nuisances
74 rue de Ménilmontant, 75020 Paris
Tél/Fax : +33 (0)1 43 49 39 46


LEPAGE & GUERY - La Politique de Précaution

Me CorinneLepage et le philosophe François Guéry ont rédigé un essai sur la politique de précaution.
La politique de précaution , PUF, Collection Questions,
384 pages, 128 FF, Janvier 2001


SERALINI, GE. - Ces OGM qui changent le monde

Après plusieurs années de polémique, Gilles-Éric Séralini fait le point sur des questions essentielles : les OGM présentent-ils réellement des risques ? Les contrôles sont-ils suffisants ? Pourquoi les tests à long terme sur des animaux de laboratoire nourris à base d’OGM ne sont-ils pas obligatoires ? Les OGM tiendront-ils leurs promesses : riz résistant à la sécheresse, tomates tolérant le gel ou la salinité, plantes enrichies en vitamines ? Peuvent-ils résoudre des problèmes tels que la faim dans le monde ?

L’homme sait aujourd’hui modifier le patrimoine héréditaire des êtres vivants et fabriquer des OGM : virus pour la thérapie génique, souris pour la recherche, bactéries pour l’industrie pharmaceutique, animaux de ferme et poissons à croissance accélérée, plantes capables de produire ou de tolérer des pesticides (soja, maïs, coton, colza)... Mais la diffusion volontaire de certains OGM dans l’environnement suscite de vives polémiques au niveau mondial : on connaît mal les effets sur l’homme et l’environnement de ces plantes destinées à l’alimentation. Ces semences, protégées par des brevets commerciaux, sont pourtant disséminées sur des dizaines de millions d’hectares. Quant aux contrôles sanitaires avant leur diffusion, seuls quelques scientifiques décident de leur niveau d’exigence.

Le débat ne cesse d’ailleurs de s’amplifier : les États divergent sur la politique à adopter, les arrachages intempestifs de champs d’OGM au Japon, en Europe ou en Inde se multiplient, les procès foisonnent, tandis que certains clament qu’on freine la recherche.

Gilles-Éric Séralini éclaire la nature et les raisons des débats, des argumentaires contradictoires qui opposent scientifiques, agriculteurs, politiques, industriels et qui intéressent l’ensemble de la société et nous donne les clés pour comprendre l’évolution de la réglementation à travers le monde.

Professeur des universités et chercheur en biologie moléculaire, Gilles-Éric Séralini étudie les effets des pesticides sur la santé. Il est expert pour l’Union européenne, consultant pour le moratoire sur les OGM qui oppose les États-Unis à l’Europe ; en France, il siège au sein de deux commissions gouvernementales chargées d’évaluer les OGM avant et après leur commercialisation. Il est notamment l’auteur de Génétiquement incorrect (Flammarion, 2003).

Ces OGM qui changent le monde, Gilles-Eric SERALINI, éd. Flammarion, coll. Champs, octobre 2004, prix : 8,20 euros


BINET, J-R. - Droit et progrès scientifique

Dans les combats menés contre les OGM, les citoyens sont taxés d’obscurantistes au prétexte que “la loi est du côté des chercheurs”. En rappelant la genèse de ce type de lois et en soulignant les intérêts économiques sous-jacents, l’auteur en relativise du coup la portée universelle : les combats des citoyens, outre qu’ils freinent des pollutions irréversibles, pourraient bien aboutir à une évolution positive du droit.

“Droit et progrès scientifique : science du droit, valeurs et biomédecine”, BINET, Jean-René, PUF/ Le Monde, novembre 2002, 299 p.


BOVE, J. & LUNEAU, G. - Pour la désobéissance civique

Le journaliste Gilles Luneau et le syndicaliste José Bové ont publié un ouvrage sur la désobéissance civique. Cette pratique recouvre des domaines très différents, comme le mariage d’un couple homosexuel, la réquisition d’appartements vacants ou les arrachages de champs d’OGM. Ils en définissent les critères : cet acte doit être responsable, désintéressé, collectif , non-violent, transparent et ultime.

José BOVÉ, Gilles LUNEAU, Pour la désobéissance civique,
éd. La Découverte, octobre 2004, 264p., 17,50 euros


CEBALLOS, L & KASTLER, G. - Ce que la science revèle et qu’on ne nous dit pas

Une publication intitulée “OGM, sécurité, santé : ce que la science révèle et qu’on ne nous dit pas”, rédigée par Lilian Ceballos et Guy Kastler, propose une synthèse des résultats scientifiques mettant en cause les OGM. 

novembre 2004, 10 euros + frais de port
Nature et Progrès : +33 (0)4 66 03 23 40 ou nature.et.progres chez wanadoo.fr


DVD - Bayèrèma’shi, l’émergence du débat public sur les OGM en Afrique

En février 2004, à l’occasion d’un voyage d’échanges entre paysans européens et maliens, organisé par la Confédération Paysanne et l’association BEDE*, des forums sur les OGM ont été organisés dans plusieurs villes du Mali. Sous la direction d’Idriss Diabaté, réalisateur ivoirien, AAPSI (Association Africaine de production de Sons et Images), DJA-COMM Images et BEDE ont co-produit un film documentaire qui fait part des témoignages apportés par les paysans et paysannes africains et européens lors de ces forums.


Dans ce documentaire, intitulé « Bayérèma’shi », ou « la mère nourricière transformée » (traduction en bambara du sigle OGM), les intervenants maliens y font état de l’absence totale d’information sur les OGM dans leur pays, comme dans d’autres pays d’Afrique. Face aux témoignages des paysans européens, ils expriment à leur tour de nombreuses inquiétudes sur les conséquences de ces cultures, en matière de risques pour la santé et l’environnement, mais aussi en termes socio-économiques et politiques : risques d’effritement de l’exploitation familiale, base des sociétés paysannes africaines ; accentuation de la situation de dépendance vis à vis des sociétés multinationales occidentales, avec la perte des patrimoines semenciers locaux, déjà en forte voie de disparition.


Les points de vue apportés dans « Bayérèma’shi », européens comme africains, soulignent ainsi que la mise en critique des OGM est loin d’être une question d’idéologie, mais qu’elle soulève de véritables enjeux de société auxquels des réponses strictement scientifiques et techniques ne suffisent pas : « C’est moins un problème idéologique qu’économique et politique. C’est un problème de contrôle du vivant » (Ibrahima Coulibaly, Coordination Nationale des Organisations Paysannes) ; « Il faut mentionner la question de l’éthique, en politique, et en matière de recherche. Les chercheurs ne peuvent pas dire « nous faisons que chercher » (...) La responsabilité morale des politiques, des chercheurs et de la société civile est engagée » (Aminata Traoré, Forum pour un autre Mali) (Extraits du film).


« Bayérèma’shi », montre d’autre part des wtémoignages sur les alternatives aux OGM, au delà de leur contestation : en premier lieu, améliorer le revenu des paysans, comme principal moteur de l’augmentation de la production alimentaire ; en termes de qualités de la nutrition, utiliser des produits locaux, naturellement riche en vitamines ; pour lutter contre les difficultés techniques de production (conditions climatiques, pédologiques), développer la conservation et l’usage des semences paysannes, adaptées aux conditions environnementales et aux modes de production locaux, ainsi qu’aux modes de consommation. Autant de réponses au discours du lobby pro OGM qui prétend que cette technologie constitue la solution contre la faim en Afrique...


Ce film documentaire est un outil important pour développer le débat naissant sur les OGM au Mali et plus largement en Afrique, ainsi qu’en Europe. Une première version en français a été distribuée aux organisations paysannes africaines et européennes qui ont participé au projet « Semences de connaissance Mali ». Des demandes de financement sont en cours pour une traduction en bambara afin d’assurer sa diffusion locale au Mali.

Film documentaire, réalisé par Idriss Diabaté et produit par AAPSI, DJA-COMM, BEDE, 52 minutes, Novembre 2004
Prix : 15 euro + frais de port


ROBERT, O. - Clonage et OGM, quels risques, quels espoirs

LIVRE - “Clonage et OGM” : ce livre présente les manipulations génétiques en général. Ce livre considère d’une part, que les “pères” de Dolly “ont reconstitué un phénomène naturel très ancien” et, d’autre part, qu’ “en matière de clonage animal, la règle est l’échec et le succès exceptionnel”. Quant aux OGM, le sujet est traité de façon particulièrement expéditive. Et, une fois de plus, ce livre fait la part belle aux “potentialités” (ou promesses) des OGM : nourrir le monde, améliorer la valeur des aliments ou les plantes médicaments, alors que ces OGM ne représentent qu’un tout petit pourcentage des expériences en laboratoire... Une dernière partie est consacrée à “L’Humain modifié”.

Clonage et OGM, quels risques, quels espoirs, Odile Robert, éd. Larousse, coll. Petite encyclopédie, mars 2005, 128p.,9,50 euro.


LEPAULT, S. - Il faut désobéir à Bové

LIVRE - Sophie Lepault, dans son livre “Il faut désobéir à Bové” accuse les anti-OGM d’avoir empêcher le débat sur les OGM d’émerger et d’avoir seulement diaboliser cette nouvelle technologie. Elle souhaite qu’on fasse enfin appel aux vrais spécialistes et non plus à des idéologues. Sophie Lepault est journaliste et réalisatrice. Elle est l’auteur du documentaire “OGM : et si Bové avait tort ?”, diffusé en 2005 sur ARTE.

éd. de la Martinière, 2005, 11,40 euro ,233 p.


JEU - Molle Industria

Les hacktivistes milanais de “Molle Industria” ont réalisé un jeu vidéo (en anglais) éducatif, militant et téléchargeable gratuitement, qui permet de comprendre comment fonctionne l’entreprise MacDonald’s. Il évoque notamment la question du soja argentin transgénique.


TESTART, J. - Le vélo, le mur et le citoyen

Jacques Testart, dans son nouvel ouvrage, pousse un cri de colère. Pour lui la dissémination pour le moins prématurée des PGM montre comment la science et la démocratie sont mises à mal au nom d’utopies technologiques et au profit des entreprises semencières. Il propose de légaliser les conférences de citoyens pour faire entrer la technoscience en démocratie.

Le vélo, le mur et le citoyen, Jacques Testart, éd. Belin, avril 2006, 128 pages, 17 euro


BERNIER, A. & GICQUEL, M. - Transgénial

Aurélien Bernier et Michel Gicquel, membres de la Commission OGM d’ATTAC, ont rédigé des nouvelles sur les OGM. Sont évoqués les chats terminator, les cochons transgéniques mangeurs d’homme, tout un bestiaire transgénial à faire froid dans le dos.

Transgénial, éd. Mille et une nuits, 2006, 150 p., 10 euro
Pour en savoir plus, consulter le blog de Transgenial : http://transgenial.over-blog.com


KUNTZ, M. - Les OGM, l’environnement et la santé

Marcel Kuntz, chercheur au CNRS, a publié un livre sur les OGM : il évoque avec précision et détails des notions de biologie élémentaires. Ainsi, il va jusqu’à préciser les lépidoptères touchés par les souches Bt de la sous espèce kurstaki. Mais ce language scientifique ne peut pas cacher des choix plus idéologiques. En conclusion, l’auteur minimise les divisions des chercheurs. Et soutient que les plantes Bt engendrent une réduction de l’usage des pesticides et relativise “l’échec indien” par l’existence de pseudo-semences Bt. M. Kuntz a fait parti du groupe de travail de l’Académie des sciences qui a publié, en décembre 2002, le rapport controversé “Les Plantes génétiquement modifiées”.

“Les OGM, l’environnement et la santé”,
éd. ellipses, coll. L’esprit des sciences, 128 p., 7,50 euro


DVD - La désobéissance civile

Ce DVD explique les fondements de la désobéissance civile illustrés par la lutte contre les OGM. Il présente des regards croisés du politique, du philosophe, du juriste, de l’historien, du théologien, du syndicaliste et du citoyen ordinaire autour du thème de la désobéissance civile. Il s’agit d’une approche didactique pour les militants et ceux qui s’interrogent.


Ont participé à ce film-documentaire :
José Bové, syndicaliste Via Campesina
Mireille Ferri, porte-parole des Verts
Alain Krivine, LCR
Jean-Baptiste Libouban, collectif faucheurs volontaires
Alain Lipietz, Verts
Jean-Marie Muller, écrivain-philosophe
Alain Refalo, Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées
François Roux, juriste, avocat de grandes causes internationales
Daniel Vigne, philosophe et théologien.

Un film de Louis Campana, 2005, 55 min, 25 euro (20 euro à partir de 10 ex.)


OURY, J.P. - La querelle des OGM

Dans son livre "La querelle des OGM", Jean-Paul Oury Ph.D., historien des sciences, s’interroge sur l’origine des contestations face aux OGM et explique les controverses sur les risques sanitaires et environnementaux, les effets socio-économiques de ces nouvelles technologies. Pour l’auteur, globalement, si les OGM sont mal acceptés, c’est parce que le public souffre d’une peur irrationnelle, notamment sur des questions de "pureté" et de "naturel". Le consommateur ne comprend pas toujours les enjeux, se laisse influencer par des idéologies plutôt que par des faits.

La querelle des OGM, Jean Paul OURY, éd. PUF, 2006, 306 pages, 22 euro
Voir le blog de l’auteur : http://bl-o-g-m.neufblog.com/
Lire un interview de l’auteur : http://blogue.sciencepresse.info/ge...


DVD - Paroles de paysans ou l’histoire du jury citoyen sur les OGM (Mali)

“Senekelaw ka kuma / Paroles de Paysans” a été tourné lors du jury citoyen sur les OGM - Espace citoyen d’interpellation démocratique (1) - mis en place par l’Assemblée régionale de Sikasso (Mali) en janvier 2006. Ce jury avait pour but de permettre une meilleure information des producteurs agricoles, au moment où du coton Bt était sur le point d’être expérimenté par la recherche publique malienne. Produit par l’association BEDE, en collaboration avec l’IIED, DJA-COMM et l’AAPSI, et réalisé par Idriss Diabaté, ce documentaire rend la parole aux paysans d’Afrique de l’Ouest sur un sujet crucial pour leur souveraineté alimentaire. Ce documentaire est disponible en français, bambara, anglais, espagnol et allemand.

Film documentaire, réalisé par Idriss Diabaté et produit par DJA-COMM, BEDE, 60 minutes, mars 2008


GREENPEACE publie "la bombe OGM

L’association Greenpeace a publié, en octobre 2007, un recueil de témoignages "des victimes de l’expansion des cultures d’OGM en France (agriculteur bio, apiculteur, éleveur, responsable d’AOC), mais aussi de cultivateurs d’OGM et de professionnels de l’agro-alimentaire". Ce document, intitulé "La bombe OGM", démontre que la coexistence des filières OGM et non OGM est impossible.


Rés’OGM - Documents pour une Agriculture Durable, Innovante et sans OGM

L’association Rés’OGM Infos a publié, fin mai 2008, un guide technique et un DVD pour valoriser "une agriculture durable, innovante et sans OGM".
Le guide [1] propose un large tour d’horizon, sous forme de fiches, des systèmes de production de la région Rhône-Alpes, notamment des grandes cultures et de l’élevage (plus concernés par les OGM). Certaines fiches sont également adaptées au maraîchage, à l’arboriculture et à la viticulture.
Au sommaire :

- les semences non OGM (dont la législation et les semences paysannes),

- la nourriture pour bétail sans OGM (dont l’autonomie alimentaire),

- la maîtrise des ravageurs et adventices (dont la lutte biologique et le désherbage mécanique),

- la conservation des sols (dont les apports organiques et sans labour, et le bois raméal fragmenté - BRF),

- la valorisation des produits non OGM (par les circuits courts et les circuits longs),

- la recherche et l’innovation dans le monde du végétal (dont l’allélopathie et les relations plante-parasite).


Quant au DVD [2], réalisé en collaboration avec ADDOCS [3] et intitulé "Cultivons la terre - Pour une agriculture innovante, durable et sans OGM", il présente les OGM agricoles actuellement commercialisés – PGM tolérantes à des herbicides ou produisant un insecticide - et des propositions concrètes pour produire de façon durable. Basé sur des interviews tant d’agriculteurs que de chercheurs, ce DVD de Rés’OGM cherche "à illustrer et crédibiliser une vision nouvelle de l’agriculture où le progrès ne se situe plus dans une logique d’industrialisation, mais bien dans une approche sensible du monde vivant".


DVD - Cultivons la Terre

L’association Rés’OGM Info, en collaboration avec ADDOCS (Association pour la diffusion de documentaires scientifiques), vient de produire un DVD documentaire, “Cultivons la Terre : Pour une agriculture innovante, durable et sans OGM” qui explicite très clairement les enjeux de l’agriculture contemporaine, coincée entre course aux rendements et volonté de produire mieux... Les PGM sont-ils la réponse aux limites de l’agriculture intensive mise en place à la sortie de la guerre ? Ou nous faut-il repenser l’agriculture et les relations entre paysans et chercheurs ? En présentant les PGM actuellement sur le marché, à savoir des “PGM pesticides”, ce film montre que les plantes transgéniques ne sont pas une alternative, mais renforcent au contraire les méfaits d’une vision à court terme de l’agriculture. Il défend une revalorisation des pratiques agricoles oubliées. Revalorisation car il s’agit non pas de revenir à l’agriculture de nos grands-parents, mais, à l’aide d’une recherche publique renforcée, d’améliorer ces pratiques : lutte biologique, sélection participative, analyse micro-biologique des sols, etc.
L’autre dimension que ce film veut mettre en exergue est la recherche de l’autonomie. En effet, la mondialisation de l’agriculture a destructuré les exploitations ; les terroirs, transformant les fermes et les paysans en exploitants agricoles, à la merci des coopératives qui fournissent tout, semences, engrais, et qui commercialisent les récoltes. La recherche de l’autonomie est présentée à travers des expériences de polycultures élevages ou des circuits courts de commercialisation.

éd. Rés’OGM / Addocs, réalisatrice H. Perino, 90 mn, 15 euros, http://addocs.diffusion.free.fr et http://www.resogm.org


GIVELET, L. - Fauchés par erreur

ROMAN - Louis Givelet, dans un roman, donc une fiction, intitulé “Fauché par erreur” met en scène un paysan qui a été tenté par les cultures transgéniques. Le roman commence par une scène amère, en partie empreinte de la réalité récente : ce paysan, qui a toujours chercher à bien faire, se retrouve victime de l’opprobre générale et est alors tenté de se suicider. Roman oblige, un événement improbable fait échouer son plan... A partir de là, l’auteur remonte le cours des événements, dénoue les méandres de ce débat complexe. Il montre comment ce paysan, après avoir été considéré comme un précurseur par les élus et les notables, est finalement seul avec ses questions. Si ce roman est agréable à lire, il peut parfois énervé par un trait un peu grossi, mais sans tomber dans la caricature... Les questions sont posées, le débat est ouvert.

“Fauchés par erreur”, Louis Givelet,
éd. GabriAndre/Ddm, avril 2008, 223 pages, 16,95 euros


Livre - Les impacts des PGM insecticides sur l’environnement et la faune

Rés’OGM Info a publié une synthèse de 800 publications sur l’impact des OGM Bt sur les insectes auxiliaires. Entre autres, cette étude bibliographique révèle que la différence entre la toxine Bt et la protoxine Bt ne permet pas de comparer le Bt utilisé par les agriculteurs biologiques et les variétés GM Bt, que des impacts en chaîne des variétés Bt existent et que les protocoles de recherche actuels, qui n’étudient l’impact que sur un type d’insectes, ne sont pas adaptés.

Ceballos, L., « Plantes Bt : Evaluation de l’impact sur les insectes auxiliaires », éd. Rés’OGM Info, décembre 2008, 260 pages, 15 euros, en vente sur notre boutique : http://boutique.infogm.org/13-Plantes-Bt-Evaluation-de-l-impact-sur-les-insectes-auxiliaires


Herbe, de Matthieu Levain et Olivier Porte

Herbe, Pour la défense des systèmes herbagers et de l’agriculture durable et sans OGM
« Mais pourquoi les vaches ne broutent-elles plus uniquement l’herbe de nos campagnes ? Pourquoi nos paysans s’endettent plus pour élever leurs bêtes avec du maïs et du soja GM acheminé sur des milliers de kilomètres ? ». Ce film met en lumière et confronte, au cœur de la Bretagne paysanne, deux pratiques et deux visions du métier d’éleveur laitier : celle de l’agriculture paysanne, qui cherche l’autonomie sur la ferme, et l’autre, industrielle, qui dépend pour sa survie des groupes agricoles et agro-alimentaires… L’herbe devient alors la ligne de démarcation entre ces deux types d’agriculture.

Herbe, de Matthieu Levain et Olivier Porte, 76 mn
Sortie Nationale le 18 février 2009, distribué dans le réseau de salles de cinéma Utopia. www.herbe-lefilm.com


LIVRE - VELOT, C. « OGM, tout s’explique »

Christian Vélot, chercheur en biologie à l’Institut de Génétique et Microbiologie (CNRS), vient de publier un livre : « OGM, Tout s’explique », qui, dans un style didactique, reprend l’explication de la transgénèse, précise le côté aléatoire de cette technologie, analyse les différents types d’OGM afin de ne pas tomber dans des « amalgames fallacieux » et répond « aux arguments « tartes à la crème » : les OGM ont toujours existé dans la nature, les OGM sont incontournables pour résoudre la faim dans le monde, etc. ». Comme il le dit lui-même dans un entretien à Inf’OGM : « Il s’agit donc d’un livre que j’ai calqué sur mes conférences et où les supports animés de celles-ci sont ici remplacés par des illustrations humoristiques, à vocation pédagogique, réalisées par Jef Vivant » [4]. Il continue en précisant que « ce livre doit permettre aux citoyens de prendre part à ce débat de société. Je n’y cache pas mon avis car je refuse de me réfugier derrière une « neutralité » de la science qui n’existe pas. Cependant, conscient que l’information n’est objective que si elle est contradictoire, j’encourage la lecture d’autres points de vue ».