Inf'OGM Economie & Consommation

Lumen Foods, une firme agro-alimentaire diététique connue pour ses plats végétariens, vient d’annoncer qu’elle rompait avec Greenpeace et les autres groupes environnementalistes à propos des OGM. Elle proposera désormais les produits de sa marque avec et sans OGM pour, disent-ils, laisser le consommateur libre de choisir.

Chine : La culture d’OGM en Chine a triplé entre 1999 et 1998 : plus de 300.000 hectares. Il s’agit essentiellement de coton, tabac et riz. Cependant, la Chine veut pouvoir empêcher les importations de produits génétiquement modifiés, craignant que les Américains n’essayent d’écouler leurs OGM sur le marché chinois au cas où ils ne parviendraient pas à les vendre en Europe. La situation en Chine est aussi suivie de près par les entreprises concernées, d’autant plus que ce pays est le principal importateur de plusieurs produits, dont les fèves de soja (à 60 % génétiquement modifiés).
http://www.agris.be, 16 mars 2000

L’Espagne ne trouve pas de débouchés pour ses OGM. Si en 1998, les emblavements de maïs transgénique concernaient 20.000 ha, en 1999, ils étaient réduits à 8000 ha et en 2000, ils représenteront environ 500 ha. Seul le groupe Novartis dispose de l’autorisation officielle, mais des tomates et du coton sont cultivés à titre expérimental à Murcie et en Andalousie. Le Gouvernement n’avait pas appuyé le moratoire proposé par plusieurs pays de l’Union Européenne en juin 1999. Des syndicats - CCOO, UGT, UPA et COAG - et des organisations écologistes ou de consommateurs demandent un moratoire sur les autorisations, l’importation et la production d’OGM, ainsi que la création d’un Conseil Consultatif sur la Sécurité Alimentaire. Le Gouvernement d’Aragon, principale zone de production de l’Espagne, s’est associé à cette pression auprès du Gouvernement central.
http://www.cmlag.fgov.be/dg2/agriforum/milieu.htm

Grande Bretagne : Deux organisations liées au commerce alimentaire, le British Retail Consortium et la Food and Drink Federation (FDF) viennent de prendre des mesures pour trouver des sources d’approvisionnement en non-OGM et pour mettre en place une ségrégation autant au niveau du stockage que du transport. La FDF a créé un site Food for Our Future (www.foodfuture.org.uk) sur lequel elle présente les avantages et inconvénients des OGM. En 1997, ces deux grandes organisations avaient déjà plaidé en faveur de l’étiquetage des OGM (cf.bull8/fdf_etiquetage.html).
--- The Guardian, 20 mars 2000

Mac Donald a certifié à Greenpeace que ses poulets sont nourris avec des produits garantis sans OGM

Grèce : Greenpeace a dévoilé la contamination génétique des semences de coton américaines (Mississippi et Arizona) importées en Grèce et a demandé de prendre des mesures pour stopper la plantation de ces graines. Mais selon N. Charalambides de Greenpeace, "les autorités grecques n’ont pris aucune mesure pour arrêter la diffusion des graines souillées bien qu’elles aient été informées il y a trois semaines, et malgré le fait que la législation de l’Union Européenne interdit toute utilisation commerciale des cultures d’OGM non agréés". Les exportations de la Grèce, environ 85.000 tonnes d’huile de coton, alimentent l’Italie et l’Espagne. Les autorités de certification (US association of Official Seed Certifying Agencies) déclarent dans une lettre adressée au Ministère de l’agriculture grecque et rendue publique par Greenpeace le 29 mars, qu’elles ne sont pas obligées de garantir des exportations exemptes d’OGM. 
— - Communiqué de Greenpeace, 10 et 29 mars 2000.

Europe : Selon une étude annuelle1 publiée par le cabinet Healey et Beaker, 65% des personnes interrogées l’an dernier ont déclaré ne pas vouloir acheter d’aliments contenant des OGM contre 61% un an plus tôt. On observe un durcissement en Grande-Bretagne (l’opposition est passée de 57% à 63%), en France (de 69% à 75%) et au Portugal (de 55% à 60%).
— - AFP, 17 mars 2000
1, menée dans 12 pays européens auprès de 7157 personnes de plus de 16 ans s’occupant des achats ménagers interrogées en septembre et octobre 1999.

Le groupe allemand BASF va investir plus de 4,6 milliards de francs dans la recherche en biotechnologies végétales au cours des dix prochaines années. D’autres moyens financiers seront dégagés pour l’acquisition de semenciers ou pour des participations dans des entreprises de semences. Et, si les autorités de la concurrence le permettent, BASF achètera, le 1° juillet, les activités phytosanitaires de American Home Products pour 3,8 milliards de dollars. Bayer, DuPont et Dow Chemical étaient également candidats à cette acquisition.
— - AgriOnline, 14 mars 2000