Economie & Consommation

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Contaminations

Pour l’association des Biotechnologies hollandaises (Niaba), la responsabilité en incombe au gouvernement, qui a entravé l’avancée de la recherche en matière de génie génétique. Sous couvert de “décision économique”, la compagnie Advanta Seeds BV (spécialisée dans la reproduction des semences) a décidé, le 12 janvier, de fermer définitivement son laboratoire pour les tests d’OGM. La compagnie estime que, d’ici 5 à 10 ans, elle ne pourra plus réaliser de chiffre d’affaires avec les OGM sur le marché européen car les consommateurs les refusent. Un porte-parole du ministère de l’environnement explique cependant que “la recherche dans les biotechnologies [...] deviendra un succès commercial”.

Afin d’éviter des "contaminations accidentelles" par des OGM, l’Italie a besoin d’investir au minimum 50 millions d’euro. Le ministre de l’agriculture, Giovanni Alemanno, parle en effet de "tolérance zéro", dans la mesure des limites techniques. Les agriculteurs italiens s’attendent à ensemencer environ 1,5 millions d’ha en maïs et soja, a priori garantis sans OGM, mais les représentants des industries semencières pensent qu’il est extrêmement difficile d’assurer la complète absence de matériel transgénique dans les lots de semences. C’est pourquoi Greenpeace demande que le gouvernement contrôle systématiquement toutes les importations.

Conformément au principe de précaution et du développement durable, la Fondation Ethos (créée en février 1997 - 92 caisses de pension - elle gère un fond de 750 millions francs suisses) suspend temporairement ses investissements dans les entreprises dont le développement et/ou la promotion des OGM représente plus de 5% du chiffre d’affaires, ou qui détient au minimum 2% de parts du marché dans ce domaine.

Selon un sondage réalisé en décembre 2001 auprès de 1000 agriculteurs, possédant chacun au moins 20 ha de terre arable, 77% d’entre eux (70% en 1998) se disent ne pas être intéressés par les semences OGM. Les plus petits exploitants se déclarent plus négatifs, puisque seulement 15% se prononcent en faveur des cultures OGM.

La nécessité d’assurer au consommateur une “chaîne alimentaire exempte d’OGM” a été formulée le 18 janvier 2002 lors de la réunion entre l’APFACA (association professionnelle des fabricants d’aliments composés pour animaux) et Greenpeace.

Suite à l’étude de l’Agence des normes alimentaires (Food Standards Agency), la campagne Five Year Freeze (menée par the Genetic Engineering Alliance) fait remarquer que plus de 15% des denrées patissières (pain, gâteaux, tourtes...) testées contiennent des traces de soja génétiquement modifié, dont trois à des taux supérieurs à 1% sans être pourtant étiquetés, ou, plus grave encore, un possédant le label “Agriculture Biologique”. D’après Clare Devereux, coordinatrice de la campagne, la FSA doit s’engager à révéler le nom de ces produits afin de guider les consommateurs dans leurs choix.