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Inf'OGM Consommation & Economie

Inf'OGM le journal est un bimestriel de 32 pages qui vous informe sur l'actualité des OGM et des semences de façon critique et contextualisée.

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UNION EUROPÉENNE - Biotechnologies : impacts économiques controversés

Le Centre Commun de Recherche (CCR) note dans un rapport récent [1], que la biotechnologie est une technologie clé pour l’économie européenne, la création d’emploi et le développement durable. Mais il reconnaît que jusqu’à présent, les lieux et manières dont sont utilisés les produits et procédures biotechnologiques sont peu connus. Il précise aussi que les PGM “ne représentent qu’une petite partie des [biotechnologies dans le secteur alimentaire]. Le secteur utilise la biotechnologie de nombreuses façons, y compris pour la production d’additifs alimentaires, le diagnostic d’aliments et des enzymes pour la production d’aliments". Pour les Amis de la terre Europe (FoEE), les biotechnologies agricoles sont un échec socio-économique. Selon Helen Holder (FoEE), “la voie des modifications génétiques en agriculture est un échec malgré les fortes subventions publiques et volontés politiques. En 25 ans de développement, seules deux modifications génétiques ont été commercialisées”. Plus concrètement, l’association dénonce [2] le manque d’informations officielles sur la mauvaise santé du secteur des agrobiotechnologies et met en avant la cohésion sociale croissante, le développement rapide et la création d’emplois inhérents au secteur agricole et alimentaire bio.

FRANCE - Des croissants transgéniques

Les détectives de Greenpeace ont identifié un produit étiqueté comme contenant des OGM dans un supermarché Leclerc [3]. Pour la direction des magasins Leclerc, il s’agit d’une “erreur d’étiquetage”. Cette enseigne s’est engagée à modifier les étiquettes et a réitéré fermement son engagement de ne pas commercialiser sous sa marque des produits contenant des PGM. Selon Arnaud Apoteker, “nous refusons par avance toute stratégie qui consisterait à habituer subrepticement les consommateurs à la présence de PGM dans leur assiette”. 24 produits sur 80 000 références alimentaires sont étiquetés GM, selon Greenpeace.

INTERNATIONAL - Riz sous surveillance

L’Union européenne et la Russie ont décidé de contrôler les exportations pakistanaises de riz. Ainsi, la Russie souhaite connaître les contrôles réalisés pour garantir l’absence de riz GM dans les lots exportés pour la consommation humaine, la nature des insecticides et herbicides utilisés et les pratiques suivies de la production à la transformation. L’UE souhaite connaître les procédures de contrôles et avoir un état des lieux des cultures de riz GM [4]. Actuellement, l’UE désire augmenter ses importations de riz asiatique, le riz états-unien ayant été sujet d’une triple contamination par du riz GM de Bayer (cf. Inf’OGM n°85) [5]. Par ailleurs, du riz GM chinois non autorisé, le Bt63, a été découvert au Royaume-Uni en mars 2007, dans de la nourriture pour animaux, et ce, malgré des mesures de contrôles strictes mises en place en Chine (cf. Inf’OGM n°80). L’identité des produits incriminés, arrivés via les Pays-Bas, est actuellement secrète, protégée par le secret de l’instruction en cours. Les revendeurs ont déclaré avoir envoyé ces produits pour destruction. La Commission européenne, dans le cadre de ses procédures d’alertes, a contacté des entreprises de Belgique, Grèce, Pologne, Espagne et des Pays-Bas. Elle a aussi fait part aux autorités chinoises de cette “nouvelle” contamination [6].

UE - Du maïs GM illégal

Greenpeace a découvert, le 10 avril 2007, que la cargaison de maïs débarquée à Rotterdam par le cargo Pakrac, était contaminée à 2,4% par le maïs GM Herculex RW59122 de Pioneer / Dow Agrosciences (non autorisé dans l’UE) et à 20% par le maïs Mon863 de Monsanto. Le cargo a d’abord débarqué une partie de sa cargaison (16 000 tonnes selon le capitaine du port de Dublin) en Irlande, sous forme de gluten de maïs. Le capitaine du cargo a déclaré que les autorités états-uniennes avaient certifié la cargaison comme non GM [7]. Pour Arnaud Apoteker de Greenpeace, “c’est déjà la quatrième fois en deux ans [après le maïs Bt10, le riz LL601 et le riz Bt63] qu’une PGM non autorisée et donc illégale pénètre le marché européen. Les systèmes officiels de contrôle et de traçabilité sont de toute évidence incapables de détecter les variétés GM illégales entrant en Europe. Nous demandons à la Commission de suspendre immédiatement toutes les importations de produits américains présentant un risque de contamination avec des PGM non autorisés et illégaux” [8]. La Commission européenne a précisé que l’EFSA avait établi l’absence de risque sanitaire pour ces deux maïs [9].