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Inf'OGM Consommation & Economie

Inf'OGM le journal est un bimestriel de 32 pages qui vous informe sur l'actualité des OGM et des semences de façon critique et contextualisée.

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FRANCE - Surfaces GM

Interrogé le 17 avril, le ministère de l’Agriculture confirme qu’il a bien reçu des déclarations de cultures GM, mais qu’il n’a pas encore additionné les surfaces. D’après les décrets récemment votés, ces déclarations doivent être effectuées avant le 15 mai 2007.

ETATS-UNIS - Acquisition contestée

L’Organisation pour des Marchés Compétitifs (OMC) – association regroupant des agriculteurs, avocats, universitaires travaillant à préserver des marchés compétitifs dans le domaine agricole - a adressé une lettre au ministère de la justice afin de l’informer de son opposition à l’acquisition de Delta Pine & Land par Monsanto (cf. Inf’OGM n°78). Pour l’OMC, cette opération assurerait le quasi monopole à Monsanto dans le domaine du coton : “dans le secteur du coton, Monsanto possède 100% des caractères de résistance aux insectes, 95% de la tolérance aux herbicides et 99,8% des combinaisons de caractéristiques. Le coût du coton aurait été multiplié 3,4 fois entre 1995 et 2005, principalement du fait des hausses de royalties. A ce jour, ces royalties représenteraient 70% du coût d’un lots de semences” [1]. L’association nationale des agriculteurs noirs a, elle aussi et pour des raisons similaires, exprimé par écrit son opposition. L’opération d’acquisition est actuellement étudiée par le ministère de la Justice.

QUEBEC - Coût d’étiquetage des OGM surestimé ?

Greenpeace, l’Union paysanne et l’Union des consommateurs considèrent [2] que le secteur agroalimentaire a surestimé le coût de l’étiquetage obligatoire des OGM. Citant une étude du ministère de l’Agriculture du Québec, la coalition estime que le coût annuel serait de 18 millions d’euro et non de 100 à 130 comme annoncé.

AUSTRALIE - Coûts de ségrégation des filières

En Australie, la ségrégation des filières entre colza GM et non GM implique une augmentation des coûts sur l’exploitation, selon les régions, de 200 à 700 euro (dont 85% correspondent aux coûts supérieurs des semences certifiées, du nettoyage des machines, de la double gestion des productions et du temps d’attente à la coopérative). Au niveau de la coopérative, les coûts additionnels sont plus faibles du fait des économies d’échelle quant aux volumes de productions traitées [3]. Aux Etats-Unis, une étude effectuée par l’Université du Dakota conclut également que les coûts de ségrégation des filières seront importants [4]. L’entreprise National Starch Food Innovation a déclaré que les prix de vente de certains de ses produits non GM allaient augmenter de 7 à 10%, du fait de la certification de la filière. Mais cette augmentation est aussi liée à la mobilisation d’une partie de la production pour la filière agrocarburants [5].

CONTAMINATION - Riz : 47% des exportations états-uniennes affectées

Des analyses effectuées début 2007 sur demande du ministère de l’Agriculture états-unien ont confirmé la contamination des lots de riz mutant Clearfield 131 (CL131) de Bayer par du riz transgénique LL604. Ce riz est le troisième d’une série de riz retrouvés dans différents stocks, après les riz LL62 et LL601. Après avoir demandé à tous les distributeurs de semences de riz CL131 et à tous les producteurs en ayant planté en 2005, 2006 et 2007 de stopper leurs activités avec ce riz [6], le ministère de l’Agriculture a levé ses interdictions, ces riz transgéniques ayant été déclarés sans risque pour la santé [7]. L’Arkansas a tout de même décidé d’interdire toute mise en culture de ce riz. En Californie, la Commission du Riz a appelé à un moratoire sur tout essai en champ de riz transgénique, arguant que les contrôles fédéraux visant à éviter les contaminations de variétés commerciales sont inadéquats. Dans le Minnesota, une loi locale a mis en place une commission qui devra être avertie dès que des mises en culture de riz transgénique auront lieu où que ce soit aux Etats-Unis. Cette commission avertira ensuite les différents responsables de cet Etat. Selon la fédération états-unienne de riz, la découverte de traces de riz transgénique de Bayer aurait, au 12 mars 2007, affecté 47% des exportations de riz [8]. Ailleurs, les mesures prises nationalement afin de limiter l’entrée de lots contenant du riz transgénique se multiplient. Ainsi, en Corée du Sud, appuyant les demandes d’organisations civiles et paysannes, le ministre de l’Agriculture Park Hee-Su a déclaré travailler afin que ce pays n’importe aucun riz transgénique [9].