Actions citoyennes

Pamiers, Ariège - Une soixantaine de personnes, à l’appel des Verts, de la Confédération Paysanne, de l’association Droit Paysan, du Comité écologiste de l’Ariège, ont investi le samedi 25 septembre un supermarché. Munis de la liste établie par Greenpeace, ils ont d’abord collé des autocollants OGM Danger sur les produits contenant des OGM ; ils ont ensuite réuni ces différents produits sur une table au milieu du magasin afin d’informer les clients et d’exiger leur étiquetage systématique (1).

Paimpol, Côte d’Armor - Le groupe de Guingamp DU RU TY, a investi un supermarché Carrefour. Vêtus de blouses blanches, les membres du groupe ont rempli ostensiblement plusieurs caddies de produits contenant des OGM (2).

Langon, Gironde - Des membres d’AC ! (Agir contre le Chômage), de Sud (un syndicat), de la Confédération Paysanne, du Groupe d’action écologique du Réolais, de la Coordination de la défense de l’environnement, ont organisé une action dans un supermarché Leclerc, le samedi 2 octobre. Ils ont rempli des caddies de produits contenants des OGM, étiqueté les rayons, distribué des tracts (3).

Angoulème, Charente - Le Collectif “OGM : nous voulons savoir” a distribué des tracts devant les supermarchés. Cette action a été précédée par un envoi de courriers à Leclerc, Casino, Auchan et Carrefour. Seul ce dernier a accepté un entretien, court mais courtois. Ce collectif est composé de membres de Charente Nature, Confédération Paysanne, Coordination Nationale pour la défense des semences fermières, Coordination Rurale, Groupement des agriculteurs bio, Maison de l’agriculture bio, MODEF, UFC Que Choisir, les Verts (4).

Plusieurs groupes locaux de l’association ATTAC (Action pour une taxation des transactions et l’aide aux citoyens) se sont organisés thématiquement afin d’intervenir de façon ponctuelle avant la réunion ministérielle de l’OMC. Le groupe ATTAC-OGM a organisé une première action le samedi 16 octobre : une dizaine de personnes ont distribué devant cinq supermarchés parisiens le tract rédigé par les Sels de Paris et le texte de JP Berlan "hold-up sur le vivant" (2). Ils ont aussi fait signer une pétition, remise ensuite aux directeurs des supermarchés, demandant le retrait des produits contenant des OGM. 

Le groupe "Reclaim the Seeds" (reconquérons les semences) a mené une cinquième action contre les OGM, à l’Université de Californie en détruisant 5 rangées de melons transgéniques, 16 de noyers transgéniques et 6 de tomates résistantes à un pesticide. "Cette université qui a l’un des plus grands programmes de recherche biotechnologique du monde, fournit aux industries des biotechnologies des données lucratives obtenues grâce à l’argent public", a déclaré un agriculteur bio. L’année dernière, il y a eu 40 actions de destructions de semences transgéniques en Grande Bretagne et en France, d’autres en Inde et au moins onze aux Etats Unis.

En lien avec l’ONG Accion Ecologica, un réseau de diffusion d’informations sur les OGM via le web s’est créé : la Red por una América latina libre de transgénicos.

Plusieurs pétitions contre le brevetage du vivant sont actuellement en circulation. Par exemple, The Institute for Science in Society (IsiS) a lancé la déclaration mondiale des scientifiques pour un moratoire et l’interdiction des brevets sur le vivant signée déjà par 126 scientifiques dans 24 pays. Une version française a été traduite et diffusée par Ecoropa.

Et la pétition pour que l’Unesco déclare les gènes "patrimoine mondial de l’humanité" lancée par A. Tardif.