Actions Citoyennes

Des écologistes ont dénoncé un essai en champ de gazon génétiquement modifié pour tolérer le Round Up et ont déposé une requête auprès du Département américain pour qu’il en bloque la commercialisation. D’ores et déjà un fabricant de produits pour pelouses de l’Ohio, la société Scotts Company, a demandé une autorisation auprès du Département de l’Agriculture pour le commercialiser pour des terrains de golf.

Des paysans du Karnataka, à l’appel du syndicat paysan KRRS, ont manifesté pour demander le départ de Monsanto des locaux de l’Institut Indien des Sciences à Bangalore, au nom de la menace que cette entreprise représente pour la santé, la biodiversité et l’indépendance des agriculteurs. En réponse, le ministre de l’Agriculture de l’Etat a interdit la vente de semences de coton Bt dans cet Etat pour la durée du mois d’août. Quelques jours auparavant, le KRRS avait convaincu des agriculteurs cultivant du coton Bt dans le district de Davangere de détruire un hectare de ces cultures. Enfin, une ONG basée à New Delhi, the Gene Campaign, a demandé à l’Académie Nationale des Sciences Agricoles de rendre publics les résultats des expérimentations en champ de coton Bt, conformément aux clauses du contrat en autorisant la commercialisation. Pour cette ONG, les expérimentations censées servir la recherche sont un véritable leurre.

Les Amis de la Terre appellent à un grand "Cortège des Caddys" remplis de spécialités gastronomiques, le mercredi 9 octobre 2002, à Bruxelles pour demander aux Ministres de l’Environnement de "se positionner en faveur de l’étiquetage obligatoire des aliments issus d’OGM destinés à la consommation humaine et animale", de "s’assurer qu’aucune pollution accidentelle des produits conventionnels ou biologiques par les produits agricoles issus des biotechnologies ne soit acceptée" et enfin, de maintenir le moratoire "jusqu’au moment où les incertitudes, quant aux dangers potentiels [...] et les risques socio-économiques (pour les agriculteurs) soient levés".

Déclic, association de solidarité, propose aux étudiants une campagne "Brevets sur les semences ... paysans sous dépendance", initiée par les Amis de la Terre et la Coordination Nationale pour la Défense des Semences Fermières. L’objectif est de défendre le droit des paysans à conserver, échanger et réutiliser leurs semences et de demander aux députés français et européens que le système des brevets ne s’applique pas au vivant.

France Nature Environnement (FNE) a de nouveau demandé au gouvernement un moratoire sur les essais d’OGM en champ "jusqu’à la mise en place d’un système d’expérimentation profondément modifié et d’une réflexion globale sur la situation environnementale, sanitaire et économique qui résulterait de l’utilisation d’OGM". S’interrogeant sur la politique du nouveau gouvernement, FNE écrit : "Refuse-t-il de tenir compte des recommandations des Sages ?" qui préconisaient un contrôle démocratique des essais, le renforcement des prérogatives des maires, la refonte des instances d’expertise scientifique, la maîtrise des contaminations et la mise en place d’un régime d’assurance.