Jacquemart, F., Expertise des OGM : l'évaluation tourne le dos à la science, édition Inf'OGM, octobre 2012, A4, 60 pages, 6 euros
Cette brochure existe aussi en anglais : http://www.infogm.org/spip.php?article5313
Le 13 juin 2013, la Cour suprême des Etats-Unis, dans une décision qui fera date dans l’histoire de la propriété intellectuelle et industrielle, a considéré qu’« une séquence d’ADN produite naturellement est un produit de la nature et n’est pas éligible pour un brevet, simplement parce qu’elle a été isolée, mais l’ADN « complémentaire » (cDNA) [1] est éligible au brevet parce qu’il n’est pas produit naturellement » [2]. Dans cette décision, la Cour suprême précise qu’un ADN complémentaire est « une molécule composée uniquement d’exons », c’est-à-dire uniquement des parties codant pour la protéine visée, ou dont les introns ont été supprimés. Cette séquence ne peut se retrouver dans la nature, en l’état.
Lundi 10 juin, les représentants des États membres de l’Union européenne n’ont pas atteint de majorité qualifiée (1) pour accorder ou refuser trois autorisations de plantes génétiquement modifiées (PGM). Selon une source bien informée, la France a voté contre les trois propositions d’autorisation présentées par la Commission européenne.
Les PGM concernées étaient le maïs MON89034*1507*NK603 de Monsanto et Dow Agrosciences, le maïs MON810 pour le pollen et le maïs Mon89034*1507*MON88017*59122 de Monsanto. (...)
La question de l’étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM agite depuis plusieurs années les États américains. Après une tentative ratée en Californie, l’état du Connecticut vient de voter une loi qui rend cet étiquetage obligatoire, sous conditions. D’autres états devraient lui emboîter le pas prochainement. Un effet boule de neige qui inquiète les industries agro-alimentaires et de biotechnologies, contraintes de changer leurs stratégies.
Le 3 juin 2013, dans la foulée du Sénat, les (...)