![]() |
|
|
Pour aller plus loin
Brochure(s) Fiches technique(s) Dossier(s) Interview(s)
Les articles des bulletins Inf'OGM(s)
|
>Accueil thématique
>Economie
Londres / Paris, le 17 septembre 2002 : La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France et Greenpeace incitent les pouvoirs publics à se pencher sur un rapport de la Soil Association qui révèle le bilan désastreux de l’agriculture transgénique en Amérique du Nord. Le soja, le maïs et le colza génétiquement modifiés ont coûté à l’économie américaine depuis 1999 au moins 12 milliards de dollars en subventions, baisse des prix, pertes de marchés d’exportations et rappels de produits. Les agriculteurs n’ont pas obtenu les profits promis par l’industrie des biotechnologies et les problèmes de contamination entre cultures traditionnelles et cultures d’organismes génétiquement modifiés (OGM) ont entraîné une kyrielle de difficultés économiques et juridiques. La Soil Association, association de promotion de l’agriculture biologique au Royaume Uni, a rendu public aujourd’hui un rapport accablant sur plus de six années de cultures OGM aux Etats Unis et au Canada : Rendements décevants ; épandage massif d’herbicides, dont l’atrazine, un herbicide toxique dont l’usage est censé être rendu inutile par les OGM ; apparition de résistances simultanées à 3 molécules herbicides chez les adventices (« mauvaises herbes ») ; dégâts des pyrales du maïs remplacés par ceux d’autres insectes (...en attendant une résistance à la molécule Bt contenue dans les maïs insecticides) ; effets « secondaires » totalement imprévus et dommageables aux paysans ; pertes de marché et prix bas pour les producteurs ; impossibilité de se fournir en variétés non contaminées ; impossibilité de maintenir des filières sans OGM . Le rapport indique ainsi qu’en 2001, en moyenne, les variétés de soja Round Up Ready (soja tolérant à l’herbicide Round Up) ont obtenu des rendements inférieurs de 6 % aux rendements des mêmes variétés conventionnelles, et inférieurs de 11 % à ceux des variétés conventionnelles à hauts rendements. Au niveau de la quantité d’herbicide utilisée, les 10 % de champs de soja les plus traités (surtout plantés avec du soja Round Up Ready) requièrent 34 fois plus d’herbicide que les 10 % les moins traités (variétés conventionnelles), car les fermiers ne se contentent en effet pas d’une seule application de Round Up et sont amenés à utiliser de plus en plus d’herbicide au fur et à mesure que des problèmes imprévus apparaissent (résistance, nouvelles mauvaises herbes). De plus, les semences transgéniques coûtent entre 25 et 40 % plus chères aux agriculteurs. Même les augmentations de rendement observées dans les meilleurs des cas (maïs Bt) restent insuffisantes pour compenser ces coûts supplémentaires. « Cet échec agronomique et économique désastreux doit renforcer les Etats européens dans leur refus de lever le moratoire actuel, face à une Commission encline à céder aux pressions américaines », déclare Eric Gall, chargé de campagne OGM à Greenpeace France. Quant aux agriculteurs biologiques, les mesures de protection qu’ils sont contraints de prendre renchérissent fortement les coûts de production, sans qu’ils soient pour autant certains d’échapper à une contamination qui déclasse leurs récoltes. Il est probable que, très rapidement, les bio américains auront à choisir entre cesser leur mode de production ou cesser de cultiver toute espèce pour laquelle des variétés transgéniques sont présentes sur le marché. Il n’y a déjà quasiment plus de colza biologique au Canada, du fait de ces contaminations presque systématiques. Les agriculteurs conventionnels commencent, eux aussi, à faire part de leur déception et ils se sont déjà prononcés pour l’interdiction des blés transgéniques qui risquent de leur faire perdre de nouveaux marchés à l’export. Ce rapport, qui sort le jour où 9 producteurs dont 4 bio passent en jugement devant le Tribunal de Foix pour fauchage de colza transgénique, ne peut qu’abonder dans le sens de tous ceux qui, en Europe, réclament la plus grande prudence et l’interdiction de toute culture OGM en plein champ, tant que tous les doutes n’auront pas été levés sur les dangers, et tant qu’une séparation étanche n’est pas possible entre filières OGM et non-OGM. Le rapport de la Soil Association montre que ces deux conditions sont impossibles à remplir. « Si, demain, la Commission européenne réussissait à lever le moratoire qu’ont imposé les Etats membres pour les cultures OGM, elle condamnerait les filières sans OGM , dont la filière bio. Ce serait peut-être même aller à l’encontre de ce qui se dessine en Amérique du Nord : une baisse drastique de ces cultures, voire leur abandon à terme », déclare Vincent Perrot, délégué général de la FNAB. Le rapport (en anglais), et un résumé avec les principaux résultats sont disponibles sur demande à la FNAB ou Grennpeace-France et sur www.greenpeace.fr Pour plus d’informations : Vincent Perrot, FNAB, au 01 43 38 38 69 ou au 06 84 10 43 79 ; Eric Gall, chargé de la campagne OGM à Greenpeace France, au 06 08 75 50 13 Amélie Dupuy, chargée des relations presse pour Greenpeace France, au 01 44 64 03 74 Vous pouvez interviewer des agriculteurs en direct de la conférence de presse de la Soil Association à Londres, en passant par Greenpeace France. Notes supplémentaires :
La Soil Association, fédération des agriculteurs biologiques en Grande-Bretagne, s’est basée sur les données du Département américain de l’agriculture (USDA) et sur des études indépendantes. Le rapport met notamment en évidence les points suivants :
Communiqué de presse - 17 septembre 2002
FNAB - 40, rue de Malte - 75011 Paris - Tél : 01 43 38 38 69 - Fax : 01 43 38 39 70 - e-mail : fnab fnab.org |
THEME(S) (Accueil thématique) (Accueil thématique) (Environnement) (Environnement)
|
Contact | Plan du site |
RSS 2.0
|
Mentions légales | Remerciements
Site optimisé pour Fire Fox - Mozilla, écran 1024x768
et sous Licence Creative Common
Soutenez Inf'OGM en utilisant pour vos recherches :
ou