Il existe aujourd’hui une trentaine de références étiquetées comme contenant des OGM dans l’UE. Il s’agit principalement de produits importés des États-Unis ou d’Asie notamment à base d’huiles de soja [1]. Mais il est difficile de trouver de tels produits dans les rayons de grandes surfaces, l’attitude des consommateurs ayant généralisé leur retrait.
C’est par la restauration collective (restaurants, cantines...) que ces produits trouvent aujourd’hui des débouchés. La Commission européenne estime qu’il n’y a pas d’obligation d’étiquetage des denrées non préemballées dans le cadre de la restauration collective [2]. La possibilité est laissée aux États membres de mettre en place cet étiquetage nationalement. Mais aujourd’hui, la disparité entre eux est grande : certains refusent cet étiquetage (Espagne), d’autre reconnaissent cette possibilité, mais elle n’est pas utilisée dans la pratique ou n’est pas assortie des contrôles nécessaires (Allemagne, Grande-Bretagne) [3].