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Inf’OGM - Pourquoi avoir publié cette tribune dans Médiapart ?Marie-Christine Blandin - L’initiative des membres de la mission pesticides m’avait prise au dépourvu, mais j’avais mis toute mon énergie pour leur donner satisfaction. L’étape de l’administration, que je redoutais en raison des réticences de certains, a été vite et bien gérée par le secrétaire général. L’étape de la commission des lois, risquée car ses membres sont très exigeants, a été franchie, ce qui a donné beaucoup d’espoir sur la bonne fin de la procédure. La publication de la tribune dans Médiapart est un acte de transparence et de militantisme : elle donne à connaître une procédure qui gagnera à être utilisée. Elle donne à voir les coulisses des arbitrages politiques, les interventions extérieures qui pèsent, le comportement de chacun, et laisse au lecteur le choix de l’interprétation sur les motivations de chacun. Inf’OGM - Quels sont les objectifs de cette mission et qu’attendiez-vous d’une commission d’enquête que vous pensez ne pouvoir obtenir autrement ?MCB - La mission d’information sur les pesticides a procédé par auditions durant des mois. Elle est née d’une demande du groupe socialiste. Elle est motivée par le souci de la santé et de l’environnement. Pour les écologistes, c’est Joël Labbé, sénateur du Morbihan, qui s’y implique avec assiduité. Inf’OGM - Confirmez-vous que la mission d’information va rencontrer l’Anses en septembre ? Qu’en attendez-vous ?MCB - La Présidente UMP et la Rapporteure socialiste ont obtenu cette proposition de l’Anses. Les responsables de l’Agence les accueilleront et se disent prêts à éclaircir tout ce qui fait encore problème. La rentabilité démocratique de cet épisode reposera aussi sur la précision des questions et des réponses. Inf’OGM - Est-ce que cette tribune a permis de débloquer la situation ? A-t-elle déclenché des pressions sur votre travail ? Ou au contraire, est-elle passée inaperçue ?MCB - Dans le calme estival et le temps feutré de la fin de session (prolongée d’un mois en session extraordinaire), c’est dans le silence partagé que cet arbitrage [sur le refus de la commission d’enquête] a été rendu. Mais dans la commission culture, le compte-rendu a fait l’objet d’un débat apaisé de qualité [2]. Le Sénat n’est pas le lieu des pressions de parlementaires sur le travail de quiconque, et de toute manière, je ne suis pas de celles qui en seraient intimidées. Cet épisode inédit a révélé une procédure démocratique dont le Parlement ne s’était jamais saisi. Désormais elle est connue et disponible.
[1] « Eté 2012 : le Sénat rate la marche de la transparence sur les pesticides », http://blogs.mediapart.fr/blog/mari... |
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