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Le 12 janvier 2012, la Commission européenne informait enfin les États membres que le rapport final du groupe d’experts mandatés par chaque État membre leur avait été adressé. Ce rapport nous a été finalement communiqué par le gouvernement français [1]. UE : aux Etats membres maintenant de s’exprimer sur le rapport des experts...Dans une interview publiée dans notre dernier numéro, Eric Poudelet, de la Commission européenne, expliquait : « [La classification des nouvelles techniques en OGM ou pas] est un sujet difficile qui préoccupe beaucoup la Commission mais les scientifiques ne sont pas toujours très d’accord […] ce sera aux États de prendre une décision ». Cela se fera dans le cadre de discussions qui reprendront avant l’été, selon la Commission européenne. Avant donc de savoir ce que les États membres feront, analysons les désaccords annoncés entre experts dont le tableau en page 5 présente les conclusions.
...pendant que les Etats-Unis ont déjà partiellement concluCes mêmes techniques sont également discutées aux États-Unis, et des décisions commencent à être prises. En novembre 2011, l’entreprise Cibus annonçait, suite à une réponse du ministère étatsunien de l’Agriculture, que des plantes modifiées par mutagenèse guidée par oligonucléotides n’étaient pas considérées comme OGM [3]. En décembre 2011, l’entreprise française Cellectis apprenait du même ministère que les plantes modifiées par méganucléases (une technique proche des nucléases à doigt de zinc, non encore étudiée par les experts européens) peuvent dans certains cas être OGM (si elles sont utilisées pour insérer un gène) et dans d’autres cas non OGM (si elles sont utilisées pour provoquer une mutation) [4]. En effet, selon les règles du ministère [5], est considérée comme plante génétiquement modifiée (PGM), toute plante « qui a été modifiée ou produite par génie génétique, si l’organisme donneur, l’organisme receveur, le vecteur ou l’agent vecteur » sont des ravageurs, nuisibles aux végétaux. En clair, pour classifier au final les PGM, peu importe la technique de génie génétique utilisée, seuls comptent les outils. C’est pourquoi, aux États-Unis, nombre de PGM créées avec les nouvelles techniques pourraient échapper à la législation sur les OGM. Pour la cisgenèse, une demande d’autorisation de commercialisation déposée par Okanagan Specialty Fruits pour une pomme au mûrissement retardé est toujours en attente de réponse [6].
[1] Le rapport est en ligne : http://www.infogm.org/IMG/doc/ue_wo... [2] Meunier, E., « UE – Cisgenèse : l’AESA propose un allégement de l’évaluation par rapport à la transgenèse », Inf’OGM, mars 2012 [3] Meunier, E., « Etats-Unis : un colza modifié par une nouvelle technique bientôt sur le marché », Inf’OGM, décembre 2011 [4] Meunier, E., « ÉTATS-UNIS – Les plantes modifiées par méganucléase sont des OGM... ou pas ! », Inf’OGM, mars 2012 [5] 7 CFR Part 340 : Introduction of Organisms and Products Altered or Produced Through Genetic Engineering Which are Plant Pests or Which There is Reason to Believe are Plant Pests, http://www.access.gpo.gov/nara/cfr/... |
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