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La Commission Européenne et l’AESA [1] ne cessent de clamer partout que leurs décisions et avis s’appuient sur de la Vraie Science et uniquement cela. Outre le fait que, sauf en technocratie, la science, même bien faite, ne saurait à elle seule justifier des décisions politiques, il apparaît enfin, grâce au rapport de l’ANSES [2] [3], que ces appels à l’argument d’autorité scientifique ne sont que des incantations. Dès juin 2008 [4], le Groupe International d’Études Transdisciplinaires (GIET), appuyé par France Nature Environnement (FNE), dénonçait les conclusions de l’AESA, notamment sur le maïs MON810, comme allant au delà de ce que permettaient les données. Plusieurs députés européens et le ministère de l’Écologie français demandaient alors à la Commission Européenne de justifier les avis rendus en fournissant les valeurs des puissances des tests statistiques utilisés (un test de puissance insuffisant étant, en fait, ininterprétable). Communiqué de presse du GIET, le 24 mars 2011 [1] Autorité Européenne de Sécurité des Aliments [2] Agence Nationale de Sécurité Sanitaire [3] ANSES (février 2011) Recommandations pour la mise en œuvre de l’analyse statistique des données issues des études de toxicité sub-chroniques de 90 jours chez le rat dans le cadre des demandes d’autorisation de mise sur le marché d’OGM. (http://www.anses.fr) [4] Voir tout le dossier sur http://giet-info.org [5] Dans son avis « Analyse des réponses de l’AESA aux questions posées par les Etats membres au sujet de la culture et de la consommation du maïs Mon810, Dossier EFSA-GMO-RX-MON 810 » le Comité Scientifique du HCB avait écrit, au sujet de la question posée par la députée européenne Monica Frassoni : « L’AESA ne fournit pas de réponse sur ces points. En ce qui concerne les études de toxicité, l’AESA renvoie à l’article de Hammond et al. (2006). Cette étude ne permet ni de démontrer l’existence d’un effet préoccupant pour la santé, ni de démontrer rigoureusement (au sens de la statistique inférentielle) l’absence d’un tel effet. » [6] OGM - La recherche dans l’UE : l’histoire d’un appel d’offre fléché, Inf’OGM n°109 mars/avril 2011, p.4. |
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