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Les cas de la Lettonie et de l’Allemagne reposent sur des approches différentes, réglementaire pour le premier, contractuelle pour le second. En France, bien que certaines choses soient possibles [1], créer des zones légalement sans OGM est difficile, du fait de la répartition des compétences entre les collectivités locales et l’administration centrale. Lettonie : les collectivités interdisent des PGMEn juin 2009, la Lettonie s’est dotée d’une loi très stricte sur les OGM. Sur la base des conclusions du Conseil environnement de décembre 2008, elle permet notamment aux autorités locales ou régionales de mettre en place des zones sans OGM. Sur sa propre proposition ou à la demande d’un de ses administrés, une autorité peut interdire la culture des PGM sur son territoire pendant une durée minimale de cinq ans. L’interdiction doit être précédée d’une procédure d’information du public au cours de laquelle le citoyen peut soumettre des propositions ou des objections. En l’absence d’objection, l’interdiction est adoptée. Si une objection est déposée, l’autorité doit l’étudier, mais in fine, c’est la collectivité qui décide en prenant en compte les principes de « proportionnalité et de développement durable ». Ainsi, à l’heure actuelle, ce sont 77% des autorités locales lettones qui ont interdit la culture des PGM... Soumise à la Commission européenne dans le cadre de la procédure de notification des règles techniques, cette disposition n’a pas encore fait l’objet de remarque. Allemagne : des zones sans OGM contractuellesOutre-Rhin, les zones sans OGM se constituent par des accords d’agriculteurs à agriculteurs ou de propriétaires à fermiers. Ainsi, des agriculteurs voisins peuvent conclure des contrats par lesquels ils s’engagent à ne pas cultiver de PGM. En juin 2009, le site http://www.gentechnikfreie-regionen.de [2] recensait 29 000 agriculteurs ainsi engagés, sur plus d’un million d’hectares, soit environ 10% de la surface agricole utile du pays. La moitié de ces contrats engagent également les agriculteurs à ne pas utiliser de PGM dans l’alimentation de leur bétail. France : peut-on s’inspirer de ces initiatives ?
[1] Pour plus de détails : http://www.ogm-et-collectivites-loc... [2] Site coordonné par plusieurs associations environnementalistes allemandes, il propose des modèles de contrats aux citoyens et aux collectivités (seulement en langue allemande). [3] La même possibilité est offerte à une association agréée de protection de l’environnement, une personne morale agréée « entreprise solidaire », ou à une fondation reconnue d’utilité publique ou à un fonds de dotation. [4] Pour les autres zones, se reporter à l’article L.411-27 C.Rural |
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