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Mise au point en 1997 par l’Institut public français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), et commercialisée en 2000, cette huître possède non pas 2n chromosomes (espèce diploïde, où chaque chromosome est apparié avec son homologue) mais 3n. Elle est donc dite triploïde. Interrogé par Inf’OGM, M. Leborgne, président du syndicat des ostréiculteurs, ne tarit pas d’éloges sur cette huître qui « pousse » plus vite, et dans des milieux non favorables aux huîtres classiques. Du coup, elle peut être vendue en été. Elle représente actuellement environ 30% des huîtres vendues en France, tendance qui, selon lui, va continuer à la hausse. Deux méthodes de modificationLa première méthode consiste à produire des gamètes à 2n chromosomes (au lieu de n pour un gamète normal), via un choc chimique ou physique (notamment thermique). La fécondation de ces gamètes avec avec un gamète classique à n chromosomes (haploïde) donne une huître triploïde à 3n chromosomes. Une stérilité programméeLa première conséquence est que ces huîtres sont stériles. Les ostréiculteurs qui élèvent des huîtres triploïdes ont donc perdu leur indépendance : ils sont dans l’obligation de passer par des écloseries pour renouveler leurs huîtres. Par contre, le consommateur semble y gagner, puisque, avec l’absence de gamètes, ces huîtres ne sont pas « en lait ». Des risques évalués avec des données lacunairesEn 2001, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a, dans un avis, répondu à la question de « l’équivalence des huîtres triploïdes par rapport à des organismes diploïdes ou “sauvages” ». Tout d’abord, elle rappelle que « près de la moitié des espèces végétales sont polyploïdes » mais que « la polyploïdie naturelle est plus rare chez les animaux ». Actuellement, seules les huîtres et les truites sont modifiées pour devenir triploïdes. Quel étiquetage ?Selon le comité national de la conchyliculture, l’absence de règlementation spécifique aux huîtres triploïdes est logique, car elles ne sont pas considérées comme un « nouveau produit ». Ainsi, il n’y a pas d’obligation d’étiquetage particulier. De même, le fait d’être triploïde n’a pas à être précisé, puisque, selon la Commission européenne, ces huîtres peuvent exister en infime quantité à l’état naturel. Le ministère français de l’Agriculture n’est pas plus favorable à l’étiquetage obligatoire pour le consommateur. Et si la Satmar indique bien, sur les lots de naissains qu’elle vend, le caractère triploïde ou non, cette information disparaît une fois les huîtres sur les étals des commerçants.
Pour commencer, voici le récit de mon unique (je ne souhaite pas renouveler) « dégustation » d’huîtres américaines. En mission à Washington, je visitais divers sites dont l’incontournable Union Station qui a la réputation de « plus grande gare du monde ». Pris d’une fringale je me dirigeai vers le « food mall » au sous-sol. Les huîtres m’attirèrent, mais ô surprise, elles apparurent en beignets (nuggets) soigneusement enrobées de graisses non identifiables et de cette incontournable et universelle « panure » issue du génie de l’agro-alimentaire. Pour comble, sur une douzaine de beignets, trois contenaient, non pas une huitre mais … du poisson. Je m’en suis plaint au serveur, ai laissé tout en plan et suis parti sans payer. A l’époque je ne savais pas ce que les ricains faisaient de leurs huîtres. Depuis j’ai vu à la télé les chaines qui ouvrent les huîtres, les lavent à grande eau (additionnée de javel, sans doute) et les conditionnent en conserves. Dans ces conditions je ne vois rien de commun entre l’huître US et l’huître française. Voici donc ma question (que vous saurez transmettre à qui de droit à l’IFREMER , et autres autorités concernées ?) : Attendu que l’élevage des huîtres françaises et américaines et que les goûts de leurs consommateurs diffèrent en tous points de ceux des consommateurs américains (on parle ici de la très grande majorité aux goûts dévoyés par leur industrie agro-alimentaire*), comment étayer l’argument de « concurrence avec les américains » qui a justifié l’introduction des huîtres génétiquement modifiées (triploïdes) dans les parcs français ? Comment l’IFREMER (et autres autorités françaises et européennes concernées) peut-il bien justifier son soutien à une aussi monstrueuse ineptie ? A singer stupidement les étasuniens, ne risque-t-on pas de tout perdre : notre savoir-faire, notre délicieux produit, nos marchés tant national qu’à l’export*, nos emplois et notre âme en prime ? *quant à ceux qui sont assez éclairés pour apprécier les huîtres françaises, sans doute peu nombreux mais à forte valeur ajoutée, ils n’auront plus aucune raison de consommer « nos » huîtres le jour où elle seront aussi « banalisées » que les leurs ! Bon courage pour votre lutte en 2013
Bonjour a tous
il faut savoir que les huitres triploides ont cet ete frayée cet a dire ont pondues et sont mortes en grand nombre dans l’etang de thau. si tu savais tout ! sais -tu que les huitres triploides proviennent des huitres tétraploides ’ encore plus dangereuses ’ cout d’une tétraploide environ 1000 euros , gardées dans un coffre fort, fermé à double tour les tétraploides constituent un véritable danger , si une seule d’entre elles venait à se trouver dans le milieu naturel ’ la mer ’ il en serait fini des huitres naturelles péchées içi et là car elle deviendraient toutes stériles !
l’emmission de télé sur France 5 de ce jour 24-1-2010 à 16h40 alerte:huitres en danger dénoncent les huitres OGM dite triploïdes porteuses de virus hérpétiques vendues aux consommateurs sans information sans marquage ni garantie sanitaire. bonjour, je viens de suivre l’émission. Je découvre ces fameuses huitres triploides ... moi qui suis une grande dégustatrice d’huitres. Je n’ai pas trouvé les reflexions des uns et des autres très rassurantes. Pourquoi les consommateurs ne sont pas avisés de la présence de ces huitres sur le marché. Je suis ostréiculteur en Normandie (sur la cote ouest du cotentin)et je tiens à préciser que moi et plusieurs de mes collegues n’utilisont que du naissain naturel capté en charente ou à Arcachon car j’estime que les méthodes d’élevage traditionnelles ont fait leurs preuves et sont fiables. D’autre part je reproche aux écloseries qui produisent les triploides que nous n’avons pas assez de recul sur les effets que cela peut avoir sur l’etre humain a long terme . Moi qui vend ma production au détail sur des marchés jusqu’en picardie communique beaucoup avec mes clients depuis déja longtemps.Maintenant que nous avons de gros problèmes de mortalités je pense meme afficher HUITRES ISSUES DE CAPTAGE NATUREL REALISE PAR NOS SOINS.Il est quand meme dommage que ce soient les produits naturels qui soient obligés de s’étiquetter..... Maxime, ne croyez-vous pas que la surmortalité que vous déplorez, vient du fait que la bactérie qui s’est développée grâce aux triploïdes, est devenue plus virulente pour les huitres naturelles ? Si c’est le cas, vous pouvez vous prépare à changer de métier, ou à attendre que l’huitre disparaisse de vos côtes et la bactérie ensuite, pour repartir au Canada retrouver des huitres « Japonaises » Le problème c’est que pour arriver à éradiquer et à redémarrer, il faudra tellement de temps que nous serons tous morts… J’espère qu’IFREMER à un budget pour vous faire vivre Amateur d’huitres, je ne connaissais pas l’existence des huitres triploïdes, jusqu’à ce jour de fin novembre 2011 ou je déguste des huitres de Marennes fortement laiteuses. Devant mon interrogation sur l’existence d’huitres laiteuses en plein hiver, huitres que j’ai très peu appréciées, j’apprends par un ostréiculteur qu’il s’agit d’huitres non naturelles, dites « triploïdes ». Évidemment il n’y avait aucune étiquette, mais après cette mauvaise expérience je vais faire très attention à l’achat, et en cas de doute me passer de la dégustation d’huitres.
14 Mai 2011 : Je suis un grand amateur d’huitres mais souhaite pouvoir identifier par étiquette sur le produit si l’huitre que j’achète est triploide ou classique ( à l’ancienne ). Peut on intervenir auprès des services publiques pour imposer ce marquage ?
Bonjour. Et que pensez-vous donc des variétés de blé à pain hexaploïde (cad possédant 6 jeux de chromosomes !) ? Il semblerait qu’aujourd’hui on constate une surmortalité chez les naissains , que les ostréiculteurs attribuent à cette manip, espérons que la bactérie qui infecte les triploïdes s’y cantonneront et n’aura pas pris une virulence qui lui permette d’infecter les huitres sauvages. A force de vouloir faire du fric à tout prix, ces gens scient la branche sur laquelle ils sont assis. C’est ainsi qu’est née la « vache folle » sans même qu’il soit besoin de se servir d’OGM (si les triploïdes ne sont pas des OGM , l’un de leurs parents l’est !) la mortalité est exactement la même sur les diplo (captage naturel ou écloserie) que sur les triplo... et aucun des parents des triploïdes n’a connu d’introduction de patrimoine génétique étranger, donc ce ne sont pas des OGM à part ça, je ne suis pas un inconditionnel des triplo, ni de l’augmentation anarchique des productions et des densités. Un gros effort est souhaitable en matière de prophylaxie !
Bonjour, Une visite à votre site, suite à émission “interception” de France-inter de ce 19/12/10… La question de R.COSQUÉRIC et votre réponse de C. NOISETTE (de Nov 08) sont pertinentes , car oui, nécessité d’éviter la confusion entre “triploide” & “OGM”. La profession ostréicole n’a actuellement aucunement besoin d’être “chargée” en plus par un amalgame approximatif avec “OGM” (OGM & triploidie, c’est très différent…)… Voir aussi 2 vidéos-reportages réalisés sur Crise Ostréicole : 2° “H20 mon amour, soyons SA.G.E.” réalisé par élèves de BacPro Aquaculture du Lycée de la Mer de Bourcefranc (17) + leurs enseignant/animateur Gigaroff & Lyonnet + Gilles & Gendre de MoTv (télé participative en Marennes-Oléron) http://www.lyceebourcefranc.fr/actu... http://www.mo-tv.fr/H2O-mon-amour-s...er.html http://www.juniorwaterprize.fr Merci
J’aurais aimé trouver dans votre article plus de précisions concernant les races et les lieux de production d’huîtres triploïdes. Le consommateur et le citoyen est considéré comme un gogo que l’on doit gaver coûte que coûte ! Bonjour,nous avons crée une association pour valoriser les huitres nées en mer et aider les consom’acteurs à en trouver qui s’appelle« ostréiculteur traditionnel ».Je vous invite à visiter son site internet:http://www.ostreiculteurtraditionnel.fr/ et son groupe facebook:http://www.facebook.com/group.php?g... cordialement Antoine
Votre article sur l’huître triploïde m’a un peu chagriné. J’aurais aimé y lire que la triploïde n’est pas un OGM : son patrimoine génétique ne subit aucun ajout ni modification. Même chose pour la totalité des bananes mises sur le marché, les truites de pisciculture, etc,etc, également OGM et jamais étiquetées comme telles. Bonjour, bonjour c’est bien !! tennez bon les ptits gars de la base !!
José, Manuel Baroso, notre grand président à tous, vient de faire sa profession de foi : cette année, il entend faire cesser le « scandaleux » moratoire sur les OGM et nous les faire ingurgiter de force en Europe, Monsanto est content, Bayer aussi ! Nous comptons sur les Français dont le conseil d’état vient de dire que chaque département à le droit de les interdire… Hélas ! Si un ou deux de ces départements se laissent séduire…. Les OGM, c’est comme la peste, ça se répand partout et ça ne peux s’arrêter, au contraire de la peste, qui en tant qu’épidémie à besoins de ses victimes pour se répandre, l’OGM prend la place de ses victimes et vis leurs vie, malheureusement, TOUS les OGM imposés à la nature jusqu’à présent ont montré leurs défauts et limites… Leur nocivité pour l’humain n’est pas démontrée car les tests réalisés, le sont par les firmes productrices sur des animaux qui n’ont pas l’âge requis et qui sont tués trop tôt pour que l’on découvre autre chose que des viscères en surchauffe… Et bien sûr c’est déclaré négligeable ! Il est impératif, de contrer Baroso, il y à déjà assez d’OGM en Europe répandus « accidentellement »
Suivant certains, les huitres triploïdes fertiles ou des tétraploïdes auraient des capacité de reproduction très importante. Elles pourraient, si elles se sauvent, outre faire disparaitre les huitres naturels, mais aussi causer des perturbations très importante sur les écosystèmes. Avez-vous connaissance de ce risque et d’informations complémentaires à ce sujet ?
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