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Des faits scientifiques nouveauxLe décret du 6 décembre 2007 instituant le comité de préfiguration de la Haute autorité indique qu’il est chargé "d’une mission temporaire de réflexion sur les missions, la composition et le fonctionnement de la Haute autorité sur les OGM. Le comité peut être saisi [...] sur toute question relative à l’utilisation confinée ou la dissémination volontaire d’OGM” [1]. La première saisine portait sur une nouvelle évaluation du maïs Mon810, commercialisé depuis 1998. Après trois réunions, le comité a validé la publication d’un avis sur la dissémination du maïs Mon810 sur le territoire français [2] dans lequel il est fait état de “plusieurs faits scientifiques nouveaux qui concernent l’impact du Mon810 sur l’environnement, sur la santé humaine, l’économie et l’agronomie”. Ces faits scientifiques concernent la dissémination du transgène, l’effet sur des insectes non cibles de la protéine insecticide Bt et des effets sur la faune environnante et sur la santé humaine. Des lacunes scientifiques soulevéesSur leur lancée, les experts du comité de préfiguration de la Haute autorité ont souhaité dépasser le cadre de la saisine et font part de “questions insuffisamment prises en compte ou nouvelles comme devant être prises en considération dans l’évaluation des impacts de tout OGM”. Il existerait donc des questions scientifiques qui auraient été sous-estimées par le passé. Telles que listées dans l’avis du comité, ces questions portent sur l’évaluation de la protéine Bt, les impacts sur les insectes pollinisateurs, les données toxicologiques, les données microbiologiques ainsi qu’épidémiologiques et, considération nouvelle de la part d’un comité d’évaluation, les données économiques. Evaluer la protéine, oui, mais quel protocole ? La protéine Bt (pour le Mon810, il s’agit de la protéine Cry1Ab modifiée) est la protéine insecticide, synthétisée par la plante GM à partir du transgène. Élément nouveau dans la plante et dans les éléments dérivés de cette dernière, cette protéine mérite donc d’être bien connue et évaluée avant d’autoriser la PGM la contenant. Pour les experts membres du comité, il est important que toutes les études de toxicité et d’impacts environnementaux soient menées avec du maïs contenant la protéine et non avec la protéine seule comme c’est le cas dans les expériences menées par l’entreprise demandeuse de l’autorisation. Les experts ont également soulevé la question de la connaissance des produits issus de la dégradation de cette protéine au sein de la plante et du devenir de ces produits mais “sans trouver de réponse”. Enfin, les experts écrivent que “il serait intéressant de connaître l’interaction entre le transgène et différents fonds génétiques”. Ce point est important car la procédure actuelle veut que les autorisations soient données pour un évènement transgénique mais non pour une variété de plante contenant un évènement transgénique. Cet avis des experts implique donc qu’un transgène pourrait se comporter et interagir avec les autres gènes différemment selon la variété dans laquelle il se trouve.
Ne pas oublier les données économiques Les experts ont aussi souhaité intégrer des considérations économiques à leur avis. Selon eux, il “semble” qu’une incidence financière positive existe à l’échelle de l’exploitation, avec un gain de 40 à 110 euro par hectare et “des commodités d’utilisation” tout en précisant que des facteurs variables comme le climat ou les taux d’infestation “rendent l’analyse difficile à ce niveau” et que des éléments, comme la différence de prix entre des semences GM et non GM, n’ont pas été pris en compte. Plus globalement, le comité souligne une insuffisance de données quant à l’incidence économique des contaminations de filières, des coûts liés à la coexistence et plus généralement, une insuffisance d’analyse économique au niveau de l’exploitation, des filières et du marché international. La réponse de MonsantoInformée par le gouvernement le 16 janvier 2008 de la volonté de ce dernier d’activer la clause de sauvegarde sur le Mon810 qu’elle vend, Monsanto a répondu le 30 janvier aux arguments scientifiques avancés [3]. La réponse technique de Monsanto sur l’avis du comité de préfiguration comporte deux fils directeurs : d’une part, la liste des études citées par le comité n’est pas exhaustive ; d’autre part, les études citées par le comité s’attachent à identifier un danger potentiel et/ou une probabilité d’exposition. Ce dernier point est présenté par Monsanto comme “essentiel mais qui a malheureusement été négligé [par le comité]”.
[1] Décret n°2007-1710, JORF n°0283 du 6 décembre 2007, p. 19741
« Or, l’avis informe qu’une large majorité des experts considère que le nombre de rats (10 ou 20) » Nulle part dans l’avis je ne rouve de reference au nombre de 10 ou 20 rats. Y’a t’il un document plus détaillé sur ce point particulier ?
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